Il faut que la FFR sauve le soldat Rugby

Par Frédéric Bonnet 

Quand nous allions voir le RCT au stade Mayol le dimanche dans les années 80, mon père avait l’habitude de dire que la beauté du rugby résidait dans son amateurisme. Qu’il fallait préserver cet état d’esprit, pour ne pas se fourvoyer, pour ne pas se transformer en jeux du cirque …  

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Lors de sa dernière campagne internationale, l’équipe de France a subi un échec retentissant. Cette débâcle monumentale aura au moins servi à une chose :  tirer le signal d’alarme. Le rugby français est au bord du gouffre. Il faut le sauver. Chiffres et exemples concrets à l’appui, j’ai identifié dans mes articles précédents les sept plaies du rugby français.

Il tient désormais au nouveau président de la FFR, Bernard Laporte, à sauver le rugby du cataclysme. Et vite, car depuis deux mois les valeurs du Rugby volent en éclats sous les coups de boutoirs du fric et de la rentabilité à tout prix : disparition prochaine du Stade français avalé par l’ogre du Racing, affaires de dopage à répétition, dépôt de plainte pour viol contre des rugbymen, injures racistes, sifflets systématiques sur les stades ou annonce en cours d’année du licenciement d’entraineurs. Le Rugby moderne ne peut pas exister SANS ou CONTRE ses valeurs. La LNR n’a qu’à créer sa ligue fermée dans son coin et inventer un nouveau sport à la con : Roller-Soule ou Commotion-Game. Mais laissez nous notre Rugby. 

Pour une définition du rugby 

Avant d’aborder les fléaux qui s’abattent sur le rugby, rappelons ce qui fait l’essence même de notre sport. 

Le rugby est un prétexte, le célèbre Mc Guffin d’Alfred Hitchcock. Un prétexte pour rassembler les hommes, les unir pour les éduquer, afin de créer une société plus juste et plus égalitaire.

Le football existait bien avant la création du rugby. Il a cet avantage de la simplicité et donc de l’universalité. Le ballon est rond, les règles sont minimales et tout le monde peut y jouer sur toute la surface de la planète, à la plage, sur de l’herbe ou dans la rue. Cependant, son essence même ne pousse pas à l’action collective.

A contrario, les penseurs et les créateurs du rugby, et pour commencer le pasteur Thomas Arnold du Collège de Rugby, l’ont fondé pour qu’il soit un sport éducatif et un jeu de combat propre à forger les caractères des générations futures.

Comme l’écrit Kléber Haendens, une équipe de rugby permet de développer tout ce que la vie en société exige : courage, solidarité, sens du bien commun, intelligence et force.

C’est aussi selon Jean Giraudoux, la proportion idéale entre les hommes, je rajouterai entre les femmes : les ouvriers et les aristocrates, les petits et les grands, les jeunes et les moins jeunes, les lourds et les rapides, les rusés et les flegmatiques…

Pour enseigner cet état d’esprit et cette vision du monde, pour amener les joueurs à coopérer, pour les pousser à partager, il a fallu inventer des règles complexes et exigeantes, presque coercitives.

On inventa un ballon ovale donc capricieux, l’obligation de faire des passes en arrière pour avancer, la possibilité de châtier l’adversaire qui possède le ballon en le plaquant, la conquête collective du ballon au moment des mêlées et des touches etc. 

Le rugby a toujours évolué en adaptant ses règles aux différentes dérives qu’il a occasionné en plus de 100 ans d’existence. Mais évoluer ce n’est pas se renier, ce n’est pas trahir le bel idéal rugbystique. 

Défendre et aimer le rugby, ce sport à bien des égards contre nature, c’est avant tout ne pas oublier sa singularité. 

Les sept plaies du cycle vicieux du rugby français moderne

Première plaie : la main mise des médias télévisés (chaînes payantes) sur le rugby.

Les chaînes de télévision ne sont préoccupées que par l’audience des émissions qu’ils programment. Ils ont donc travesti l’âme de notre sport en le transformant en un produit spectaculaire de plus en plus indigeste.

Il faut dire qu’en 2016 le Top 14 a vendu ses droits pour 331 millions sur cinq ans à Canal + : un record pour le rugby. En rajoutant la coupe d’Europe et le tournoi des VI nations, c’est environ 100 millions d’euros qui se déversent sur le rugby français par saison, contre 45 millions en Nouvelle Zélande.

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Confer l’article :  Le rugby français aussi est en état d’urgence !

Deuxième plaie : le gonflement artificiel des budgets des clubs.

La manne financière déversée sur le rugby pro par les médias a gonflé artificiellement les budgets des clubs. Des chefs d’entreprises ont été installés à la tête des clubs. Leur préoccupation essentielle est désormais la rentabilité économique de leur équipe.

Logiquement, la grande majorité des clubs du Top 14 se sont déplacés dans des grandes métropoles françaises. Exit le rugby des villes moyennes, encore plus celui des villages.

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Confer l’article :  Le rugby français aussi est en état d’urgence !

Troisième plaie : le recrutement massif de joueurs à l’étranger.

Par soucis de rentabilité (la formation d’un joueur coûte cher), les clubs sont allés chercher massivement des joueurs à l’étranger. Ces joueurs néo-zélandais, sud-africains, australiens, ou venant d’autres nations rugbystiques, sont principalement attirés par les salaires mirobolants qu’on leur propose.

Le temps de jeu des joueurs formés en France s’est dangereusement réduit. Ce qui fait baisser mécaniquement le niveau de jeu de l’équipe de France. 

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Confer les articles :

 Le nombre de rugbymen recrutés à l’étranger en top 14, pro d2 et fédérale 1

 

Quatrième plaie : l’évolution très rapide des gabarits des rugbymen.

L’afflux massif de joueurs recrutés à l’étranger, l’entraînement intensif des joueurs et leur professionnalisation ont modifié radicalement les gabarits des joueurs.

Quelque soit son poste, un rugbyman doit désormais être grand, costaud, puissant et rapide. 

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Confer les articles : 

Un rugbyman de moins de 180 cm peut-il encore jouer dans les lignes arrières du top 14 ?

L’ évolution du gabarit des rugbymen jouant en première division de 1996 à 2016

Cinquième plaie : l’uniformisation du jeu de toutes les équipes

La pression exercée par les présidents de clubs, la disparition de la possibilité de prendre des risques et la transformation du gabarit des joueurs ont conduit à un jeu stéréotypé.

La plupart des clubs optent pour un jeu de rentre dedans et d’occupation du terrain au pied.

Après tout, pourquoi un trois quart de 190 cm et 110 kg opterait pour un jeu d’évitement, s’il peut gagner dix mètres en allant « péter » tout droit dans la défense adverse ?

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Confer l’article : Le rugby aussi est en état d’urgence et Existe-t-il encore un style de jeu dans le rugby français ? 

Le rugby français aussi est en état d’urgence !

Existe-t-il encore un style de jeu dans le rugby français ?

 Sixième plaie : les blessures des rugbymen.

Ce jeu de collisions et la cadence infernale des matchs ont entraîné l’augmentation du nombre et de la gravité des blessures des joueurs. Les rugbymen jouent avec leur santé à court, mais aussi à long terme.

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Confer l’article :

Evolution du nombre et de la gravité des blessures des rugbymen après vingt ans de professionnalisme

Septième plaie : le risque de dopage généralisé des joueurs.

Les rugbymen ont de plus en plus de raisons de se doper :

  • supporter le trop grand nombre de matchs.
  • essayer de doubler la concurrence.
  • prévenir les blessures.
  • récupérer plus rapidement après les matchs.
  • accélérer leur préparation physique.
  • revenir plus facilement après une blessure.

Or, le spécialiste du dopage, le docteur De Mondenard, a depuis longtemps identifié les deux causes principales du dopage : l’intensité de la compétition et le médiatisation d’un sport…

Un dopage rugbystique encore majoritairement anarchique et laissé à l’initiative individuelle des joueurs, donc d’autant plus dangereux.

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Confer l’article : 

Les raisons pour lesquelles un rugbyman ou une rugbywoman ne devrait pas se doper

Mes solutions-les solutions ?

Petit à petit le sport réglementé par le pasteur Thomas Arnold dans le Collège de rugby a perdu de sa saveur, de sa singularité et tout bonnement de son intérêt. Son existence est donc menacée.

Pour autant tout n’est pas négatif dans le rugby moderne, la violence des bagarres générales franco-française a quasiment disparu des terrains, même en fédérale 1, et le rugby féminin se développe. Mais si on laisse faire, la culture qui fait la force du rugby disparaîtra avec les joueurs qui ont connu le temps de l’amateurisme.

L’histoire du rugby est faite de sécessions, de ruptures et d’évolution des règles. Un grand nombre d’acteurs du rugby et d’amoureux de ce sport partagent ce sentiment qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. Il faut trouver une idée force, un point de vue clair et précis, un leitmotiv qui rassemble la majorité des amoureux du rugby.

La série des sept fléaux possède des points faibles. En attaquant au bon endroit, c’est tout le château de carte du rugby pro qui pourrait tomber. 

Une solution radicale reviendrait à revenir à l’amateurisme…Qu’est -ce qui nous en empêche ?

Une autre solution consisterait à attaquer frontalement la richissime LNR.

L’attaquer en l’assujettissant à la FFR. La direction bicéphale du rugby n’apporte que de la confusion et des conflits permanents à la tête de l’Ovalie française. La FFR redeviendrait la seule instance responsable du partage équitable de la manne financière (près de 100 millions d’euros par saison) entre les 1900 clubs français. Les budgets des clubs pro diminueraient drastiquement, le recrutement de joueurs étrangers se réduirait à la portion congrue et ainsi de suite.

Seuls les baroudeurs de la balle ovale, tel Hugh Chalmers à l’UBB, seraient encore attirés par le championnat français. Le cycle vicieux deviendrait progressivement un cycle vertueux.

Une troisième à restreindre le nombre de joueurs recrutés à l’étranger.

Attaquer la troisième plaie du rugby français aurait un impact indirect, mais décisif, sur l’ensemble des problèmes du rugby français. Réduire par exemple à trois le nombre de joueurs recrutés à l’étranger, permettrait dans un premier temps de résoudre le problème du manque de temps de jeu des joueurs formés en France. 

Moins de joueurs étrangers, donc moins de stars, moins de spectacle et mécaniquement moins d’intérêt des chaînes télé pour le rugby.

Les budgets des clubs seraient revus à la baisse, la nécessité de former de bons joueurs pour alimenter les équipes premières mettrait en avant les centres de formation de chaque club.

Les jeunes filles et les jeunes garçons seraient dirigés vers les écoles de rugby, via le rugby à 5 et les écoles primaires ou les collèges. 

Progressivement, les chefs d’entreprises lâcheraient la présidence des clubs, les villes de moins de 100 000 habitants pourraient à nouveau placer leurs clubs dans l’élite. 

Assez rapidement, le gabarit des joueurs reviendrait à la normale. La réserve de joueurs français possédant des poids et des tailles hors normes n’étant pas sans fond.  

Le nombre et la gravité des blessures prendraient des proportions plus acceptables, la tentation du dopage serait moins forte, les joueurs auraient une reconversion post-rugby plus aisée.

Plaidoyer pour un pacte rugbystique

La nouvelle gouvernance de la FFR intégre théoriquement toutes les tendances représentées par les trois candidats à sa présidence. Sous peine d’immobilisme, ce nouveau mode de direction devrait passer forcément par la création d’un pacte rugbystique. 

Les différentes parties devraient passer un contrat pour :

  • s’accorder sur les raisons du naufrage du rugby français, ce que je nomme les sept plaies.
  • trouver une ligne directrice et un but fédérateur.
  • convenir de solutions techniques et de moyens pour guérir notre sport.

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17 réflexions sur “Il faut que la FFR sauve le soldat Rugby

  1. Voilà un grand grand chantier qui serait nécessaire pour redonner les couleurs à notre sport . Courage et abnégation et bien d’autres valeurs seront également nécessaire pour se battre contre un monstre qui s’appelle  » ARGENT  » .
    De tout cœur avec vous tous .

  2. Quel chantier., pour cela il nous faut des rénovateurs , qui n’ont pas l’esprit tourné que vers le profit , mais vers notre jeunesse , qui a besoin qu’on leurs laissent un rugby propre , qui profite à notre pays et non aux investisseurs multicartes . Votre analyse et très bonne , vos solutions le sont aussi mais qui de ceux qui veulent le pouvoir seront capable de les mettre en place sans nous tromper . La confiance n’y est plus , ces derniéres années la politique de disparition des petits qui coûtent aux profits des gros qui rapportent à était appliqué par tous . Un exemple flagrant le CAPD relégué en F3 sans espoir de revenir dans l’Elite car confiné dans ce championnat qui ne génére que peut de recette et donc peu de chance de payer une dette , alors où sont les 100 millions …. Par contre on crée une Élite F1 pour sauver des  » Clubs Copain » qui au niveau financiers et sportif méritaient la relégation . On va même créer une sorte de Prod2 bis pour en sauver plus …. L’honneur qui étaient là 6iéme division du rugby français vas se retrouver à la 8/9iéme place , je parle pas de ce vont devenir les 3 et 4 iéme séries qui ont souvent fournirent de très bons soldats à notre sport . Voilà merci de m’avoir lu . Sg

  3. Analyse concrète . Mais toutes les plaies énumérées qui ont gangrené l’évolution du rugby professionnel moderne touchent également le rugby de masse , du fédéral au territorial .
    Cette uniformisation du jeu pratiqué chez les pro ( top 14 , proD2, ) et en haut niveau ( fédérale 1…. ) très /trop direct , stéréotypé et sans prise de risque ( ou très modéré ) est copié par une grande majorité des gens de terrain des clubs , de l’école de rugby ( en apprentissage , là ça me gêne profondément !!! ) jusqu’au seniors des clubs .
    Le rugby de masse ( le terme n’est pas péjoratif ) veut jouer comme les Pro . Mais il y a une différence fondamentale qui fait la différence : c’est que les clubs pro et ceux de haut niveau jouent avec des joueurs qui sont tous adaptés physiquement ( morphologie , qualités physiologiques …..) à la pratique de ce rugby exigeant de rentre dedans , ils sont préparés tous les jours !!!!!.
    Actuellement la formation du joueur dans les « petits clubs » ( du jeune au Senior ) est trop axé sur l’affrontement au détriment de l’évitement , de la créativité , de la prise de risque . Il est nécessaire que tous les gens de terrain cherchent à retrouver un équilibre entre le combat et le jeu de mouvement , ou les consignes ne brident pas la créativité des joueurs , ou la vitesse d’exécution ( passes , courses …) est primordiale pour donner le tempo d’un match , chercher à  » donner de la vie au ballon… » . Bref, du jeu de mouvement comme on l’aime !!!

  4. Très intéressant,

    J’aurais aussi mis un mot sur l’arbitrage qui a suivi l’uniformisation du jeu et la pression médiatique

    Oui pour les joueurs étrangers, première mesure facile a prendre plus de jokers médicaux

    Mais la mise sous tutelle de la ligue par le ffr me semble effectivement la première choses a faire et si ça ne plait pas aux grands patrons ou groupes propriétaires des clubs qu’ils retournent vendre des bd des pneus des avions des médicaments ou que sais je encore

    Enfin même si ça ne dépend pas de la Fede mais un petit point règle avec par exemple le placage aux hanches et pas plus haut , ha oui aussi au niveau securité c’est paradoxal mais interdiction des protections autre que le protège dents

  5. Je partage votre analyse, et je reste nostalgique d’un rugby amateur quelque soit le niveau où tous les corps de métiers jouent ensemble. Le professionnalisme tue le rugby, mais aussi tous les sports. Je sais, je deviens un peu extrême et utopique en écrivant cela, mais tout sport devrait être amateur! On n’en prend pas le chemin… Pour revenir au rugby, l’uniformisation des morphologies devient un problème et vous décrivez bien les dérives (jeu stéréotypé et risque de blessures et de dopages). Pour le reste, ceux qui ont le pouvoir et l’argent ne partagent probablement pas nos points de vue. Je ne connais pas assez bien les structures fédérales pour savoir comment peser sur l’évolution de ce sport que je trouve génial. Si je peux participer à des initiatives collectives qui vont dans ce sens, merci de me tenir informé.

  6. Tres bonne analyse argumentée ….mais je crains hélas qu une fois passées les élections a la présidence de la fédé le constat partagé sur les affres du systeme actuel les bonnes résolutions ou engagement des nouveaux dirigeants demeurent des voeux pieux et que les travers actuels persistent….et qu ils continuent a s etonner de l ecart entre la france et d autres nations rugbystiques ….

  7. Problèmes et pistes de solutions sont excellement posés
    Le constat est connu mais les intérêts partisans et les guerres de pouvoir enterrent les bonnes volontés
    On ne fera pas l’Economie d’une crise , car ce modele n’est pas viable , à la merci des droits TV et de quelques mécènes qui ne seront pas éternels

    il n’est pas raisonnable de confier à quelques capitaines d’industrie le destin d’un rugby Français , dont les clubs formateurs restent à la remorque

  8. Bravo Frederic sur le constat de départ, ta plume est toujours aussi juste !

    Pour les solutions….. Comme tu l’as bien écrit en introduction, il est impossible de lutter contre la culture et celle ci s’adapte en permanence à l’identité d’un groupe …. Qui se construit toujours contre quelque chose…… mais aussi au contexte contemporain.

    Le contexte actuel ne nous permettra pas de revenir en arrière.

    Par contre, il faut assurément construire une vision claire du rugby que nous souhaitons pour demain !

    Au plaisir d’échanger autour d’un match !!!

  9. le dopage , le médiats s’ont responsable car ils payes donc veule D résultats coute que coute, la télé tue notre sports a petit feu mais surement, car a D heures qui les arrange a eux pour leurs audites mais pas pour les supporters de clubs donc moins de recette ,pourquoi payer puisque nous ne pouvons pas y aller a l’heure imposer. Pour terminer C le fric qui tue tout, merci Mr GOUZE,vous arriver avec vos médiats a vos fin ,d’ailleurs il faudrait une enquête pour voir s’il n’y a pas D itérer personnel.

  10. Oui, mais pas que …..!
    Il faut arrêter de stygmatiser, avec les étrangers !
    La carence de la formation oblige les clubs à le faire .
    Frédéric seriez capable de former 14 groupes de 45 joueurs Français, pour le TOP 14 et ainsi de suite en PRO D2, etc, etc ?
    Personne ne parle non plus du système de jeu que nous envoyons !
    Des lignes arrières qui foncent tête baissées sur l’adversaire tout en oubliant les petits copains, voilà on fixe et on sort le ballon à 2 à l’heure, le temps que ceux d’en face se regroupe et forme une barrière.
    D’après vous un système qui constituerait à éviter l’adversaire , autant ce faire que peut et à privilégier la vitesse des passes et des jambes, ne serait il pas plus agréable à voir et redoutablemet plus efficace et terme de jeu ?
    Une stratégie et un style de jeu basée sur +/- 8 joueurs clefs indémontable et pour le reste du champs une adaptation vis à vis de l’adversaire à rencontrer ( on ne jouent pas les blacks comme les Italiens ou les Anglais ou une autre équipe).

    1. Je suis d’accord mon propos n’est pas du tout xénophobe. Je parle d’ailleurs de formation par les clubs français pas de carte d’identité. Le rugby à d’ailleurs un rôle essentiel dans la cohésion sociale particulièrement dans les banlieues.

  11. Flo Damalouthéa Je partage, je trouve cette analyse très juste, il y a un moment où il faut réagir, et c’est le moment.
    mais peu vont lire tout ton texte, tu devrais faire un visuel choc, à lire rapidement…
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    Jean Claude Laronde
    Jean Claude Laronde Quelle tristesse de voir cette équipe de France sans âme, sans jeu avec des joueurs dépassés dès qu’il s’agit de faire 3 passes, le rugby français est bien tombé en 2° division loin derrière toutes les équipes de l’hémisphère sud et des iles britanniques. A qui la faute? Il est temps de repartir sur de nouvelles bases
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    Georges Teixido
    Georges Teixido J ai entendu ce matin une déclaration de Michel Crauste , je devrais dire Monsieur , ce grand joueur à exprimé avec des mots justes le mal dû rugby français, sa « statisation » qui fait tant de mal au sport qu est le rugby, mais il a rappelé cette absence de communication entre les joueurs, ils arrivent avec des casques et leur musique et son dans leur monde , nous on se parlait, on communiquait, après ça, il énonçait ce que l on apprenait c était les fondamentaux, la profondeur dans les attaques, les passes assurées, le plaquage aux jambes, non pas ces passes d une main comme au basket qui jeté parfois à l aveugle à termine ou pas dans les mains d un coéquipier ou d un adversaireainsi que tout ce que ces anciens savaient mettre en pratique…et pour moi le mal dans le jeux actuel c est aussi le manque de jugeote, l ilitiative et la non utilisation des « outils » dont disposent les joueurs en raison des circonstances et par rapport aux jeux adverse , Devant une defense intraitable telle celle des all black et sud Africaines, le coup de pied par dessus n à pas été exploite, les coups de pieds à suivre sont souvent trop longs et chez nous personne ne monte, nos adverses sont là la chute du ballon …on pourrait en dire encore de ces oublies, c est d autant plus navrant qu il y a du talent dans cette génération montante
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    Georges Teixido
    Georges Teixido Je rajoute personnellement que la défense a été efficace et que dans ce domaine on n à pas de reproche à leur faire..
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    Christian Calmet
    Christian Calmet Entièrement d’accord avec toi Frédéric. Moi qui vit pour cet énorme sport en tant que joueur et maintenant de formateur, qui m’a amené beaucoup de plaisir et de joie mais qui pour moi et ça n’engage que moi est entrain de se scléroser. Dans des mains de gens qui ont un égo sur dimensionné qui ne pensent qu’au fric et pour qui la formation ne passe qu’au second plan. Beaucoup de raisonnements oui…. Mais quand tu grattes un peu il n’y a rien dessous.
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    Jean Marie Segap
    Jean Marie Segap Vous pouvez parler ,discuter,donner votre avis ,mais on joue avec les joueurs du moment et on peut constater qu’on a pas vraiment des joueurs qui peuvent apporter le plus qui nous manque…les joueurs sont vaillant donnent ce qu’ils peuvent mais…..on m’a toujours dit que d’un âne tu ne peux en faire un cheval de course..et aujourd’hui il nous manque 2 ou 3 cheval de course….
    Le 9 excellent le premier match inexistant le 2 match. ?????
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    Françis Fratre
    Françis Fratre Pour moi, a force je vais penser que nos défaites successives le sont pour beaucoup maintenant de la faute de G.Novés ….que faisait sur le terrain Bastaro? et bien d’autres……….bon Laporte ton rugby business te rendra surement trés riche….enfin un peu plus! (tiens au fait tu a une explication pour nous dire comment avant un championnat du monde on t’avais promis le place de secrétaire d’état aux Sports,? !) Moi je pense et je confirme si le rugby doit continuer comme cela ce ne sera plus qu’un spectacle comme le

  12. Yaya Mimil En parfait accord avec cela….
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    Jean Claude Carpente
    Jean Claude Carpente On doit être le seul pays à pratiquer le professionnalisme…..🤔🤣🤣🤣
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    Wil Fer
    Wil Fer A le pratiquer comme ça, c’est certains !!!
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    Berger Jean Michel
    Berger Jean Michel en Angleterre le professionnalisme existe et le nombre de joueurs etrangers et supurieur au top14 et il sont classes 2eme au classement des nations.
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    Yaya Mimil
    Yaya Mimil Si autant d étrangers dans le top 14….fin de carrière internationale….question d argent
    …cet argent qui tue le sport….on m a toujours dit que tout travail mérite salaire ….j espère que le xv de France ne touchera pas aux primes au vu du résultat….comme nous dans le.commerce pas de résultats pas de primes….
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    André Dall’Agnol
    André Dall’Agnol Malheureusement tu as raison et ce poison s’est distillé au coeur de nombreux clubs …
    Ce matin j’ai écouté avec respect les mots du »Mogol »avec émotion d’une philosophie du rugby je crains a jamais disparue
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    Stéphane Morin
    Stéphane Morin Frédéric, même si je comprends et j’adhère à beaucoup de tes propos, souvent riches en explications et fort cohérents et pertinents, je ne crois pas que la LNR soit le centre névralgique du tremblement de terre qui traverse actuellement le rugby français.
    Beaucoup de sports ont mis en place des Ligues qui n’ont pas pour autant affaibli les résultats de leur EdF.
    Le problème n’est pas la Ligue, mais bien plus les hommes (et les femmes ?? 😉 ) qui la dirigent. Et tu ne pourras pas dire que ce ne sont pas des connaisseurs du rugby. Par contre, ils ne sont sans doute pas représentatifs des femmes et hommes qui pratiquent leur sport.
    Le rugby s’est appauvri car il s’est replié sur lui-même. Chaque structure du rugby s’est repliée sur elle-même. Fédération y compris. Pire, les staffs se sont aussi renfermés en pensant que la technologie pouvait remplacer la reflexion.
    Etant un sport « régional », il n’en fallait pas plus pour qu’il régresse, à tout point de vue.
    Ce n’est pas un problème de structure, mais de gouvernance. Et c’est peut-être là qu’on peut nourrir certaines inquiétudes quant à son proche avenir.
    Cela ne reste que mon avis.
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    Berger Jean Michel
    Berger Jean Michel Vous pouvez changer d entraineur si les selectionnes sont des joueurs moyens il ne faut pas s attendre a de meilleurs resultats .Nous ne gagnons plus de competitons de jeunes depuis des annees.Alors tout mettre sur le dos du professinnalisme est a mon avis une erreur.D autres sports collectifs Pratiquent le professionnalisme en rance est cela ne les empeche pas d obtenir des titre aun niveau international
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    Yaya Mimil
    Yaya Mimil Ce n’est me professionnalisme qui tue le rugby….mais la.facon dont il est géré….d ou le fait que de reconstruire passe par les bases donc dans les écoles de rugby voir même dans l éducation nationale car ce sport est pas ou peut pratiqué….dommage….
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    Serge Collinet
    Serge Collinet V J’ACCUSE!
    J’accuse les dirigeants du rugby français, ceux de la ligue, de la FFR, et des clubs professionnels.
    Je les accuse un par un et en groupe d’avoir tué le rugby français;
    Je les accuse de non assistance à petits clubs en danger,
    je les accuse d’avoir bâclé la formation des éducateurs tout en prenant leurs chèques,
    je les accuse d’avoir confondu professionnalisme et mercantilisme,
    je les accuse d’être des vendeurs de maillots,
    je les accuse de confondre « sport collectif de combat » et « combat pour collecter »,
    je les accuse de vivre sur le dos des bénévoles,
    je les accuse d’aller plus vite au buffet qu’au secours des gamins déformés,
    je les accuse d’utiliser leur énergie à lutter pour conquérir le pouvoir au lieu de lutter pour pouvoir conquérir,
    je les accuse de copinage stérile et de népotisme,
    je les accuse d’incompétence,
    je les accuse d’envoyer nos enfants au front sans munition,
    je les accuse de critiquer nos bleus alors que c’est leur système qui les a façonnés,
    je les accuse de prendre les coachs pour des fusibles,
    je les accuse de tuer le rugby français,
    je les accuse de me donner envie de pleurer,
    je les accuse de ne pas être des dirigeants,
    je les accuse de ne pas être des hommes tout simplement…
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    Frédéric Couty
    Frédéric Couty Je ne pense pas que ce soit uniquement la cause de la ligue, à part en 87, les finales jouées pas la France ont eu lieu pendant l’ère de la Ligue. Peut-être que nous avons juste une génération moyenne, qui en plus joue peu en club vu le nombre de joueurs venus de l’étranger. Je regardais Tarbes-Valence en élite fédérale 1, même là c’est plein de joueurs non sélectionnable pour l’EDF : Géorgiens, Belge, Portugais sans parler des 3 îles : Samoa, Tonga et Fidji.
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    Stéphane Morin
    Stéphane Morin Frédéric, tu n’as pas de Géorgiens, Belges, Portugais, de joueurs des 3 îles Samoa, Tonga et Fidji chez les jeunes. La vraie question est donc de savoir pourquoi en Fédérale 1, ils sont là alors qu’ils n’étaient pas là plus jeunes.
    Parce que ces joueurs étrangers sont plus forts ?
    Ou parce que nous sommes plus faibles ? Mal entrainés ?
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    Frédéric Couty
    Frédéric Couty Parce qu’ils sont moins cher peut être
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    Stéphane Morin
    Stéphane Morin Frédéric, si tu les formes « bien », ils sont moins « chers ».

  13. Je partage entièrement ses propos, j’ai joué du temps où il y avait 64 clubs en National on sortait tous de la même ville ou village, notre peau et notre cœur transpirait ce jeu magnifique, on se parlait dans la vraie vie, on s’entraînait, les casques sur les oreilles n’existaient pas,après l’école depuis le plus jeune âge on se retrouvais sur la place du village à jouer au touché le nombre de joueurs était limité à 3 joueurs étrangers, on ne parlait et ne pensait pas du tout au fric et on se retrouve des dizaines d années à partager des souvenirs, choses qu’actuellemt les joueurs n auront pas grand chose à se raconter à revivent. Cela fait peut être ancien combattant,mais les couleurs du club défendues coulent à jamais dans mes veines. On était très loin des pompes à fric ou des marchés aux bestiaux.!!!

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