La pandémie de Covid-19 met en échec le modèle économique du rugby français

Des crises, des récessions, des bouleversements, des guerres, le monde en a connu à la pelle. Il n’y a toutefois aucun précédent historique comparable à la pandémie de coronavirus qui nous touche actuellement. Du jour au lendemain, tout s’est arrêté, l’activité économique est tombée à zéro, sauf pour les secteurs essentiels. Cet arrêt brutal concerne aussi bien évidemment le rugby.
Tout les championnats de rugby étant à l’arrêt pour un temps indéterminé, le tout dans une économie sportive mondialisée, interconnectée comme l’est la nôtre aujourd’hui, les conséquences s’annoncent vertigineuses. 
Il est donc temps pour le monde du rugby de réfléchir au nouveau modèle économique qu’il peut mettre en place.

J’accuse…!

C’est dans les moments difficiles et dans les épreuves que l’on mesure la valeur de l’Homme. Alors, il y a bien pire que l’élimination des bleus en quart de finale de la coupe du monde rugby : il y a ce lynchage d’un joueur qui a fait une connerie certes, mais qui fait figure de bouc émissaire trop facile pour les pleutres. Le tribunal populaire devient abject. Les méprisants, les condescendants, les adorateurs de la justice punitive, ceux aiment à clouer au pilori et à condamner sur la place publique, ceux qui se cachent derrière leur clavier pour manier l’insulte se dévoilent : cet évènement est le révélateur parfait de la veulerie des Hommes, de leur petitesse et de leur ignorance. 

Fonds d’investissement CVC et rugby : un pas en avant pour la finance, dix pas en arrière pour le rugby

En mettant toujours en avant ses fameuses valeurs, le rugby pensait pouvoir échapper à son rachat par des fonds d’investissement.  
Pourtant, en entre-ouvrant la porte aux fonds d’investissement dans la Premiership anglaise, dans la Ligue celte et dans le tournoi des VI nations, les instances gouvernants le jeu de Rugby sont déjà en train d’élaborer le modèle 4.0 du financement du rugby. 

Le Top 14, un réservoir de joueurs toujours aussi asséché pour le XV de France

Aux postes clefs de demi d’ouverture, de pilier droit et de troisième ligne centre, trop peu de joueurs éligibles au XV de France sont titulaires dans leur club. A ces postes, et dans une moindre mesure aux postes de deuxième ligne, de trois quarts ailes ou trois quarts centres, le réservoir de joueurs du Top 14 est dramatiquement asséché. Logiquement les résultats du XV de France s’en ressentent.

Le XV de France : champion du monde des moins de 20 ans mais en deuxième divison mondiale chez les séniors !

La conséquence majeure de l’écosystème du rugby français centré principalement sur le TOP 14 géré par la LNR, c’est que nos jeunes internationaux sont abandonnés par le rugby pro. Ils n’ont joué cette année en moyenne que 379 minutes pour 7 matchs sur 26 possibles (seuls 4 joueurs ont joué plus de 700 minutes cette saison). Au même moment, les jeunes internationaux de football ont joué en moyenne 2361 minutes pour 31,8 matchs sur 38 possibles. De 6 à 4 fois moins que les internationaux français de moins de 20 ans de football. Un monde de différence.

La Fédérale 1 de rugby : interdite aux clubs qui ont moins d’un million d’euros de budget prévisionnel

Réformes après réformes, la fédérale 1 demeure une compétition hybride du point de vu sportif, financier et structurel. Certes, la poule élite de fédérale 1 poussait les clubs dans une impasse financière mortifère et la volonté fédérale de mettre de l’ordre dans les dérives des clubs était nécessaire et louable. Mais cette saison encore, le championnat de fédérale 1 a manqué terriblement de cohérence et de stabilité.

Le TOP 14, Truman show du rugby mondial

Le véritable responsable du flop du XV de France depuis une vingtaine d’année est bien le TOP 14. La déliquescence des bleus n’est pas multifactorielle. Elle a une seule origine : les modalités de la a financiarisation du jeu de Rugby en France.

Gabarits des joueurs de rugby modernes : la course à l’armement

Comme le rappelait récemment Andy Goode, jeune retraité du rugby anglais, le rugby pro produit une quantité impressionnante de bodybuilders. Dès qu’ils ont un jour de repos, ces « singes de la salle de muscu » vont soulever des haltères. Ils pensent à leurs muscles avant de penser à leurs skills, continue-t-il. La charge est lourde. Mais quel citoyen lambda peut-il désormais s’identifier à un joueur de rugby professionnel ? De fait, les gabarits des joueurs de rugby ont explosé depuis que le rugby est devenu professionnel.

Le crépuscule du rugby français

Pour une refondation du modèle rugbystique français Par Frédéric Bonnet Ou comment sauver le XV de France de l’effondrement et par conséquent le rugby français. Faire cause commune Le rugby français est malade. Pour soigner une maladie, le célèbre médecin Hippocrate pronait la recherche de la cause des causes. Autrement dit, pour soigner le mal […]

Rugby, muscle, dopage et clenbuterol

Le Clenbutérol est un vieux médicament anabolisant non stéroidien très utilisé chez les bodybuilders il y a une trentaine d’années. C’est un médicament vétérinaire détourné de son utilisation initiale pour que les bovins fassent plus de viande… En une année, une vingtaine de joueurs de rugby néo zélandais ont été pris la main dans le sac pour prise de clenbuterol : tout sauf un hasard.