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Le TOP 14, Truman show du rugby mondial

Par Frédéric Bonnet

Canal plus et la LNR seuls responsables du flop du XV de France.

Le TOP 14 est un championnat qui se suffit à lui même. C’est un huis clos tourné sur lui même et fermé au reste du monde du rugby. Ce n’est que quand ils jouent et se font fracasser par les All Blacks, l’Angleterre ou l’Irlande que les internationaux du XV de France prennnent conscience qu’ils sont en fait enfermés dans une prison dorée : le CAC 14.

Le rugby français est malade. Pour soigner une maladie, le célèbre médecin Hippocrate pronait la recherche de la cause des causes.

Autrement dit, pour soigner le mal du rugby français, inutile de s’attaquer aux conséquences (dopage, blessures, chute du XV de France, chute du nombre de licenciés, disparition du double projet rugby-études, raréfaction du nombre de joueurs éligibles au XV de France titulaires en clubs, absurdité financière du championnat fédéral, disparition des clubs formateurs, contestation perpétuelle des arbitres par les joueurs, nullité du jeu pratiqué par les clubs du TOP 14, perte de personnalité des joueurs et du jeu des clubs …), inutile aussi de s’en prendre aux causes diverses et multifactorielles. Pour un problème réglé, dix autres surgissent.

Il faut s’attaquer à la cause déterminante, la mère des causes, celle qui détermine toutes les autres : la néolibéralisation du jeu de Rugby, sa financiarisation, son modèle structurel qui repose sur le binome Canal plus et la Ligue Nationale de Rugby.

Canal plus et son fournisseur de spectacles la Ligue Nationale de Rugby (LNR), qui dirige les 14 clubs professionnels, ont acheté le jeu de Rugby français. Leurs seuls intérêts sont la promotion des marques qui les sponsorisent et enrichissement (ou font la publicité) des mécènes qui les financiarisent.

Ce système néolibéral a été voulu et défendu par les différents pouvoirs exécutifs sociaux-libéraux, ultra ou néo-libéraux qui se sont succédés en France depuis 1995. La FFR n’a plus qu’un rôle subalterne et le XV de France est devenu le parent pauvre du rugby français.

Ne pas changer ce modèle rugbystique français, c’est ne rien changer et voir : s’aggraver le niveau de jeu du XV de France, s’aggraver le nombre et la gravité des blessures des joueurs, s’aggraver le nombre de joueurs dopés, s’aggraver la condition sociale de la très grande majorité des joueurs, disparaitre toujours plus de clubs formateurs et disparaitre la dimension éducative, sociale et culturelle du jeu de Rugby.

Un indicateur parmi tant d’autres en 2019 : 35,6 % de nuance de joueurs éligibles à leur équipe nationale entre les clubs irlandais de la Ligue celte (Leinster, Ulster, Munster) et les clubs français du TOP 14 (Racing et Toulouse) dans les quarts de finale de Coupe d’Europe.

Le pire, c’est que ni le Racing, ni Toulouse ne sont en finale…Comment toujours la privatisation des biens publiques aboutit à des résultats médiocres.

Le CAC 14, championnat de rugby professionnel le plus riche du monde, déplume saisons après saisons le coq du XV de France.

Le véritable responsable du flop du XV de France depuis une vingtaine d’année est bien le TOP 14. La déliquescence des bleus n’est pas multifactorielle. Elle a une seule origine : les modalités de la a financiarisation du jeu de Rugby en France.

Le changement de modèle économique du rugby français, le fameux modèle dit SATI (sponsors, actionnaires, télévisions, international), a relégué la fédération au second plan et a donné tout le pouvoir aux clubs professionnels.

Le problème n’est donc ni la qualité ou la compétence des sélectionneurs et entraineurs du XV de France, ni le type de préparation physique, mentale ou scientifique des joueurs. Le problème, c’est que le TOP 14 et son promoteur la LNR (Ligue Nationale de Rugby) se suffisent à eux mêmes. L’ensemble des décisions qu’ils prennent sont systématiquement prises au bénéfice de leurs seuls intérêts particuliers (soit ceux d’une trentaine de clubs) : la rentabilité des joueurs et l’enrichissement des actionnaires ou autres sponsors de clubs.

Le problème n’est pas nouveau, la spécificté du rugby français étant d’être un rugby de clubs, tandis qu’ailleurs il est plutôt un rugby de provinces ou universitaire. Sauf, qu’il s’est aggravé, puisque la FFR (Fédération Française de Rugby), faute d’argent, donc de puissance, n’agit plus comme un contre pouvoir.

Contrairement aux autres nations du rugby mondial, aucun plan stratégique de réussite du XV de France à court ou moyen terme n’a été mis en place. Logique puisque la LNR gouverne le rugby français et ne s’intéresse au tournoi des six nations ou à la coupe du monde que pour recruter ses futures stars du rugby international.

Un indicateur est révélateur du peu de place qu’occupe le XV de France dans le projet rugbystique des clubs professionels : le pourcentage de joueurs titulaires éligibles à l’équipe de France. Car, la vraie question n’est pas la nationalité des joueurs qui jouent en TOP 14, mais bien leur éligibilité au XV de France.

Les quarts de finale de la grande coupe d’Europe de rugby sont de ce point de vue révélateurs. Tandis que le Racing et le Stade Toulousain n’ont engagé que 53,3 % de titulaires éligibles au XV de France, l’Irlande en engageait 88,9 %, l’Ecosse et les Saracens 80 %. Plus grave, aucun pilier droit, aucun deuxième ligne, aucun demi d’ouverture et aucun arrière éligible au XV de France n’a débuté le match. Ces statistiques ne sont pas nouvelles puisqu’elles confirment celles du TOP 14 2017-18.

Pour être plus précis, dans tous les clubs du TOP 14, tout est organisé pour que leurs joueurs soient plus performants en TOP 14 qu’en équipe de France, s’ils ont le « malheur » d’être sélectionnés. On peut d’ailleurs se demander qu’elle est désormais l’intérêt pour un joueur de partir avec les bleus.

Tous les signaux, à part peut être financiers, via les sponsors publicitaires, sont aux rouges : ils subissent la pression des présidents de leurs clubs qui ne les lâchent que malgré eux et du public qui les moque faute de résultats. Jouer en bleu, c’est l’assurance de prendre une déculotté face aux meilleures nations du monde, de tout juste rivaliser, voire perdre, contre les équipes de seconde division internationale.

Pourcentage de joueurs titulaires éligibles dans leur équipe nationale

Irlande *Ecosse **SaracensFrance ***
Titulaires93,3-86,6-86,6*
88,9
73,3-86,6**
80
8053,3-53,3***
53,3
Titulaires
et
remplaçants
91,3-85-77,2*
84,6
81,8-82,6**
82,2
7460,8-56,5***
58,6

*Leinster, Ulster, Munster. ** Edimbourg, Glasgow, ***Racing, Stade Toulousain

Pourcentage de joueurs titulaires dans leur club éligibles au XV de France en 2017-18 dans le TOP 14

Piliers
droits
14,2
Troisièmes lignes
centres
28,6
Deuxièmes lignes

32,4
Demis d’ouverture

35,7
Ailiers
46,5
Arrières
49
Centres
50
Pilers
gauches
64,3
Talonneurs

64,3
Troisièmes lignes
ailes
67,8
Demis de mêlée

71,4

Le retard du XV de France sur ses concurrents internationaux continue donc à se creuser tandis que les médias ovales débattent de sujets subalternes qui ne sont là que pour occulter la vraie question (selon les jours Galthier ou pas Galthier, Gatland ou pas Gatland, prépa mentale ou pas prépa mentale etc.) : quel modèle rugbystique français faut-il mettre en place pour sauver non pas le XV de France, mais bien le jeu de Rugby français?

6 Commentaires

  1. Informations Ouvrières du 28 mars au 3 avril 2019
    Bandeau : Sport
    Logique financière et sportive ou la guerre de deux mondes

    Sous-titre : Les résultats calamiteux de l’équipe de France de rugby à l’occasion du dernier Tournoi des Six nations font beaucoup parler au-delà du monde de l’Ovalie alors que des centaines de clubs sont dans le dénuement…

    Chapo : Il n’y a pas que l’EDF-GDF, la SNCF, les PTT, les aéroports, l’industrie pharmaceutique… que les gouvernements successifs de la Vème République ont entrepris de privatiser ! C’est aussi l’organisation de tous les clubs sportifs livrés aux investisseurs, grands patrons, sponsors, milliardaires, boursicoteurs, bookmakers, aventuriers (1), politiciens en mal de popularité… Les conséquences sur les rugbymen et le jeu sont déjà désastreuses.
    Le rugby était l’archétype du sport collectif amateur. Il devient le symbole des effets désastreux de sa « financiarisation » sous la houlette de la LNR (Ligue Nationale de rugby, branche créée au sein de la Fédération) créée en 1996 pour gérer les clubs devenus professionnels. Le rugby est devenu malheureusement une illustration de ces dérives.

    Par Michel Landron

    L’appât du gain et de la notoriété l’emportent sur la logique du jeu ! La glorieuse incertitude du sport fait place à l’obligation de résultats dans des compétitions devenant un marché de « spectacles sportifs ».
    Les conséquences sont redoutables sur tous les plans : formations et formateurs des jeunes que les parents confient aux clubs, agressions contre le fair-play, santé des joueurs, dopage, trucages de compétitions avec les paris sportifs, avenir des petits clubs, chauvinisme exacerbé et, pour les équipes de France, un chauvinisme transformant des journalistes sportifs en nationalistes débiles…
    La responsabilité des gouvernements (2) et de la Fédération française de rugby (FFR) est totale dans cette évolution transformant les compétitions sportives en guerre sur le marché du sport qui pèse déjà pour plus de 40 milliards. Et cela avant l’organisation en France du mondial de football féminin en 2019, de la coupe du monde de rugby en 2023 et des Jeux Olympiques en 2024…

    Vers une « industrie du divertissement »
    Depuis une dizaine d’années, la trentaine de clubs professionnels de rugby (Top 14 et Pro D2), copiant le football pro, se battent pour acheter sur le marché mondial les joueurs les plus performants. En moyenne plus d’un tiers des joueurs de l’équipe phare de chaque club professionnel est composée de joueurs achetés en Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Australie, Fidji, Angleterre, Irlande, Pays de Galles, Ecosse, Argentine… (3)
    Les clubs professionnels ont basculé dans une logique « d’industrie du divertissement ». Ils se livrent à de rudes batailles pour obtenir les droits de télévisions les plus lucratifs et les sponsors les plus généreux. Les budgets des clubs pros ont ainsi été multipliés par 10 entre 1996 et 2016. Ils permettent aux clubs d’augmenter les salaires des joueurs et d’acheter les meilleurs de la planète.
    La spirale est infernale. Les clubs les plus riches dominent chaque année le championnat, les autres se font piller de leurs meilleurs joueurs et essaient de ne pas descendre de division! L’enjeu sportif s’efface devant les enjeux financiers. Les clubs des villes moyennes et des villages disposant de moins de 5 millions de budget sont relégués et disparaissent en 3ème division faute de moyens financiers.
    Les clubs professionnels doivent impérativement se payer des installations permettant aux joueurs de s’entraîner tous les jours (salle de musculation, stade, gymnase…) avec un staff médical et sportif complet. Une trentaine de clubs seulement peuvent se les payer. Et encore : 9 clubs professionnels de D2 ont ainsi été administrativement rétrogradés pour des raisons… économiques ! Il n’y a plus de place pour de bons clubs dont le manque de ressources les condamne d’avance !
    Qui va maintenant oser nous parler d’éthique et d’équité sportive ?

    Des conséquences désastreuses sur le jeu, la santé et l’avenir du sport
    Le jeu de rugby a été créé en Angleterre en réaction aux jeux développés par les bookmakers organisateurs des paris sportifs. Il est collectif et amateur d’origine et les « publics schools » anglaises l’ont développé sur les bases d’un fair-play découlant de l’absence d’enjeux personnels ou financiers.
    Impensable la contestation véhémente d’une décision d’un arbitre. Seul le capitaine peut, poliment, dialoguer avec lui. Maintenant, on voit des joueurs et des entraîneurs venir apostropher, voire insulter, l’arbitre. Les enjeux sont tels que la défaite est un désastre ! Gagner est devenu une obligation professionnelle sous peine de licenciement, voire de lynchage public avec des journalistes dits « sportifs » pour qui seule la victoire est belle.
    Quelle image ces comportements vus par des millions de téléspectateurs donnent-ils aux jeunes sportifs ? Tout le monde de l’Ovalie est contaminé.
    « Plus fort, plus vite, plus puissant » devient le crédo des entrainements pour mieux percuter l’adversaire au lieu de chercher à l’éviter par une passe, un cadrage débordement ou un jeu au pied.
    Dans ce nouveau métier, il faut être performant à chaque match si on veut garder sa place (et ses revenus). Comment veut-on que la tentation du dopage ne soit pas le recours obligé pour gagner 15 kg de muscle et 1 seconde sur 100 mètres pour passer du statut d’artiste du ballon ovale à celui de bulldozer des terrains ?
    Dans ce nouveau combat de gladiateurs professionnels, la blessure est devenue un risque du métier avec leurs séquelles pour toutes les fins de carrière, sans oublier les 3 décès officiellement enregistrés sur les terrains en 2018. La santé des joueurs est ainsi sacrifiée sur l’autel dressé par les sponsors et leurs serviteurs à la gloire de la victoire à tout prix, et à n’importe quel prix ! Mais chut, le spectacle doit continuer !
    Malheureusement, c’est ce que voient des millions de téléspectateurs assistant à un nouveau jeu de plus en plus brutal et insipide (« le pick and go » peut durer et se répéter pendant la moitié du temps de jeu d’un match).
    Comment veut-on que les parents ne soient pas désormais plus que réticents pour emmener leurs enfants à l’école de rugby ? (4)
    Comment veut-on dans ces conditions que le nombre de licenciés à la FFR ne soient pas en chute constante ?
    Comment veut-on que « le fair-play » qui était l’image de marque du rugby, avec sa solidarité collective et ses célèbres troisièmes mi-temps, puisse survivre à ce traitement où « le malheur est aux vaincus » ?

    Pour qui travaillent le gouvernement, le Ministère des Sports et les dignitaires de la FFR ?
    Certainement pas pour la pratique sportive du plus grand nombre dans de bonnes conditions, si l’on en juge les budgets ridicules consacrés par l’Etat au « sport pour tous » (encore 50 millions de moins cette année sur 500 l’an dernier) doublés des restrictions budgétaires imposées aux collectivités territoriales, dramatiques pour les installations sportives.
    Par contre, ils travaillent assurément à la privatisation des clubs et compétitions sportives.
    Depuis 1995, les clubs de rugby, sont obligés de créer une Société Sportive pour gérer sa partie professionnelle. La plupart ont choisi de s’organiser en « Société Anonyme Sportive Professionnelle » – SASP – ce qui permet aux Présidents de Club d’en devenir propriétaires tout puissants. Ils optent pour une gestion « Société Actionnaires, Télévisions, Internationale » (SATI) permettant que 65% des ressources de ces clubs viennent des sponsors et des droits de télévision. Les clubs à but non lucratif sont devenus « Télé et sponsor dépendants ».
    Peu importe pour ces gens-là que peu de rugbymen amateurs bénéficient de ce système financiarisé qui, d’ailleurs, peut exploser sous le coup de défaites à répétition, cessations de paiement, banqueroutes, scandales financiers,…
    L’avenir de ce côté est la dénaturation de ce sport (et d’autres télégéniques) pour satisfaire les appétits d’actionnaires qui pratiquent un tout autre sport, celui du retour sur investissement.

    Quelle issue ?
    N’est-elle pas évidente ? Abolir les droits exorbitants de la Ligue Nationale professionnelle et répartitions de tous les fonds aux clubs par une FFR débarrassée des SASP qui pompent tous les droits de télévision et recettes des matchs du Top 14 et de Pro D2 au profit d’actionnaires et de Présidents qui parasitent le rugby pour nourrir les patrons de cette nouvelle « industrie privée du spectacle sportif » au risque de tuer un sport qui a encore des millions d’amoureux.
    Licenciés des clubs de la FFR : reprenez le pouvoir dans vos clubs et votre Fédération, comme le peuple cherche à reprendre le pouvoir dans le pays confisqué par une minorité de privilégiés de la finance.
    Décrétons le salut commun du droit à la pratique libre et gratuite du sport de son choix par un retour à l’esprit et à la lettre de la loi de 1901 sur les associations à but non lucratif démocratiquement gérées par leurs adhérents, pas par des actionnaires et des Présidents omnipotents et irresponsables… et un pouvoir politique à leur service.

    (1) Cet article est écrit alors que le procès de Bernard Tapie contre le Crédit Lyonnais a commencé…
    (2) Aucune loi, depuis 1995, y compris celle de Marie-Georges Buffet, n’a remis en cause cette politique assujettissant les Fédérations Sportives à leur partie « professionnelle ».
    (3) « Comment avoir un rugby riche qui attire les stars de la planète entière et une équipe de France performante et dominatrice ? » interroge Frédéric Bonnet qui a créé un excellent site « le rugby emmêlée » sur l’évolution du rugby depuis plusieurs années.
    (4) Depuis l’abandon du statut amateur du rugby, ce sport a commencé à disparaître des écoles primaires et devient rare dans les universités qui fournissaient pourtant aux clubs des joueurs et des animateurs-formateurs jouant un rôle important.
    Le Ministère des Sport, en voie de disparition au profit de partenariats publics-privés, est sommé par le Gouvernement Macron de supprimer 1600 postes de conseillers techniques sportifs dont la qualification professionnelle et le statut de fonctionnaire permettaient de garantir une qualité et une indépendance essentielle dans la prise en charge de la formation de jeunes sportifs. La proposition du gouvernement est que… les Fédérations se débrouillent pour les remplacer. Des sous-diplômes sont envisagés pour des personnels de statut privé (la plupart seraient évidemment en CDD selon le bon plaisir des Fédérations).

    Pas d’encadré

    Exergue
    « Plus fort, plus vite, plus puissant » est devenu le credo des entrainements.
    Photo
    A choisir avec Michel…

    1. Avec nos remerciements pour la qualité de votre site
      Preneur d’une interview si vous êtes d’accord.
      Michel Landron, Directeur d’école retraité, ex rugbyman et handballeur, ex Président de Sport et Socialisme

  2. Une chose est sûre à 100%, c’est que là, tu fais dire à tes chiffres ce que tu veux !
    Tu compare un système de clubs comme la France et l’Angleterre avec un système de provinces !
    Je peux aussi comparer deux voitures: Une Ferrari et une Fiat Panda !
    Deux voitures, même constructeur mais la comparaison s’arrête là !

  3. La mane financière a outrance dans le top 14 a certe gonfle de maniere exessive des joueurs etrangers dans les clubs sans que l entrainement en club des jiff les amene au niveau international.
    Des étrangers de haut niveau et expérimentés en nombre homéopathique parmi des jeunes joueurs peut etre benefiques. Demandez a la nouvelle generation toulousaine ce que leur apporte un Kaino par exemple. Il suffit etre raisonnable.

    D autre part on peut s interroger sur la vitesse du jeu de l equipe Irlandaise ou anglaise comparé au jeu un peu apathique des francais.
    Par exemple pour rattraper sur 60m un ballon le francais parti 20m devant est rattrapé et depasse par l adversaire.
    Autre comparaison avec une sortie de balle derrière un ruck. Les francais sont submergés par la defense juste avant la transmission. En situation inverse les adversaire ont le temps de bonifier de ballon avant d etre une montée defensive. Cette reactivite et vitesse de course se travaille en club. Notre niveau est il suffisant.

  4. Je ne pense pas que l’alignement des joueurs éligibles au XV de France puisse réellement expliquer les difficultés du XV de France. Je pense que les joueurs étrangers qui jouent en France viennent y jouer parce que leur niveau est exceptionnel et ne peut donc que tirer les jeunes joueurs français vers le haut en les poussant à se dépasser. Si ces joueurs n’étaient pas là, certes les joueurs français auraient plus de temps de jeu, mais auraient-ils l’opportunité (j’entends par là le niveau) de jouer des phases finales de niveau européen? Je ne pense pas. Je pense que le problème vient d’une part de la formation, dès jeune on privilégie les joueurs aux attributs physiques exceptionnels et non pas ceux au potentiel de développement le plus fort et d’autre part, il viendrait d’une certaine pression existant sur les équipes de France qui n’ont pas le droit à l’erreur et se retrouvent à jouer de manière fermée, ayant peur de prendre des risques pour ne pas subir le ridicule d’une interception par exemple. Ce sentiment n’existe pas sur les All Blacks qui doivent justement pour se démarquer en sélection tenter toujours de nouvelles choses, ce qui mène à un rugby spectaculaire.
    Le XV de France, c’est l’assemblée nationale du rugby, une fois qu’on y est élu, au début on s’investit, on tente de faire changer les choses mais très vite, on se contente d’y être et on ne se donne pas trop étant donné que la concurrence n’est pas très importante, on a peu de risques de se faire virer et que les sélectionneurs préfèrent choisir des mecs avec de « l’expérience » (qui du coup leur est fatale) que de mener à un remaniement et une possible instabilité
    Mais un point de vue proposé tout de même assez intéressant

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