L’Histoire du XV de France en 13 périodes (à raconter aux néo et futurs internationaux)

De tout temps, l’identité rugbystique de la France a été représentée par le XV de France : son maillot bleu, son emblème le coq, ses héros, ses rituels, ses mythes et ses récits d’aventures. Que l’on suive ses exploits dans le tournoi des cinq nations via le transistor ou sur un poste de télévision lors des coupes du monde, les « bleus » ont toujours conservé une dimension sacrée que ce soit pour les joueurs ou les spectateurs. A chaque époque, le style de jeu du XV de France reflétait une manière d’exprimer une culture et une éducation.

Avant l’arrivée du professionnalisme, être sélectionné en équipe de France représentait l’apogée d’une carrière sportive. Ce n’est plus le cas depuis que le TOP 14 et la coupe d’Europe absorbent la quasi totalité de la lumière médiatique du jeu de Rugby.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre rugby n’a toujours pas digéré sa financiarisation effrénée. La LNR et les clubs professionnels écrasent le XV de France et le relègue peu à peu à la seconde division du niveau international.

On a le XV de France que l’on mérite. Certes, mais ce n’est pas une excuse ou une fatalité . Il est plus que temps de revenir sur la fabuleuse Histoire du XV de France pour donner quelques idées aux potentiels réformateurs du modèle rugbystique français. Car, l’ignorance ne peut que conforter le CAC 14 et laisser les « bleus » à l’abandon dans leur prison dorée de « Marcatraz ». 

FFR ou LNR : il faut choisir

La réussite du modèle rugbystique Néo-Zélandais révèle en creux et en négatif l’abyssal échec du modèle bicéphale français. L’aigle à deux têtes (FFR et LNR) qui dirige le rugby en France pique du nez tel un kamikaze en perdition. La double personnalité du rugby français l’empêche de fonctionner intelligemment et rationnellement.

Les intérêts de la LNR et de la FFR sont à ce point divergents, voire opposés, qu’il est impossible de faire autre chose que du surplace : à savoir avoir un CAC 14 surpuissant qui attire les meilleurs joueurs de la planète et un XV de France aux résultats de plus en plus grotesques.

Pourtant, des solutions existent, encore faudrait-il que la FFR reprenne son leadership sur la LNR. Et que cessent les querelles de personnes et les faux débats ineptes. Il faut changer de paradigme : les clubs sont aux service des joueurs, de leur formation, de leur santé, de l’équipe de France et du rugby. Pas l’inverse.

Emission 100% RUGBY épisode 3, saison 1 en Podcast

Par Frédéric Bonnet, Bruno Constant, Romain Amalric et Philippe Kallenbrunn PODCAST 100% RUGBY Episode 3 Ne loupez pas le 3eme épisode du Podcast 100% Rugby. Au sommaire  : – Le douloureux débrief de France – Afrique du Sud – Le XV de France est-il indigne du haut niveau ? – La France organisera la Coupe […]

Emission 100% RUGBY épisode 1, saison 1 en Podcast

Au programme du 1er épisode :

– Retour sur la liste de Guy Novès avant France – Nouvelle-Zélande
– la compo et les chances du XV face aux All Blacks
– la FFR : Laporte met-il trop de pression sur le sélectionneur ?
– les Black : pourquoi sont-ils si forts ?

La mêlée : Romain Amalric (journaliste et animateur), Philippe Kallenbrunn (journaliste collaborant au Figaro et au JDD, auteur du livre « Peur sur le rugby ») et Frédéric Bonnet (auteur du blog rugby en mêlée et correspondant pour le journal Sud Ouest), produit par Bruno Constant.

Stop à la marchandisation des joueurs de Rugby, redonnons du temps de jeu aux jeunes joueurs formés dans les clubs

La FFR a décidé la suppression des licences de couleur du championnat fédéral pour les remplacer par une licence à lettres. A terme, ce nouveau système étendu au rugby pro (TOP 14 et PRO D2) devrait limiter d’ici 2020 le nombre de joueurs non sélectionnables en équipe de France à cinq par feuille de match. Les plus réticents vont arguer que la loi Cotonou ou l’arrêt Bosman nous interdisent de le faire. C’est faux. La conséquence immédiate sera que le temps de jeu des jeunes joueurs formés par les clubs français augmentera très largement. Il ne restera plus qu’à modifier les règles du TOP 14 (prime à l’offensive comme dans les championnats de l’Hémisphère Sud) pour remettre le rugby français au niveau des standards internationaux.

Pourquoi l’équipe de France de Rugby ne part pas avec les mêmes chances que ses concurrentes dans le tournoi des 6 nations

La coupe d’Europe de Rugby, le tournoi des Six Nations, l’équipe de France de Rugby et les joueurs formés en France font-ils bon ménage? En d’autres termes, Guy Noves dispose-t-il d’un vivier de joueurs formés en France suffisant en nombre et en volume de temps de jeu pour être concurrentiel lors du tournoi des six nations et au-delà ?

L’avenir de Rugby français repose sur l’excellence de ses demis de mêlées et ses demis d’ouverture

La proportion de joueurs formés en France jouant à la charnière est plutôt importante. Plus en tout cas qu’à d’autres postes. Ces joueurs sont en général plus jeunes que ceux recrutés à l’étranger. Ces derniers débarquent en France en général en fin de carrière pour des raisons financières, surtout en Top 14. Plus les joueurs jouent à haut niveau plus leur âge médian augmente pour arriver à 27 ans en Top 14. L’âge de la maturité ?

Les rugbymen français nés en 1992 et ayant participé à la coupe du monde des moins de 20 ans en 2012 jouent-ils encore au rugby ?

Tous les deux ans, une nouvelle génération de joueurs de moins de 21 ans, accède à l’élite du rugby français. Elle est assemblée dans l’équipe de France des moins de 21 ans et participe à des compétitions internationales (coupe du monde et tournoi des six nations). Ce parcours d’excellence assure-t-il encore la réussite dans le rugby pro ? En d’autre terme, cette jeune équipe de France joue-t-telle encore son rôle « d’ascenseur social rugbystique » ? La détection des perles du rugby français est-elle efficace ?

Il faut sauver le soldat Rugby

Lors de sa dernière campagne internationale, l’équipe de France a subi un échec retentissant. Cette débâcle monumentale aura au moins servie à tirer le signal d’alarme : le rugby français est au bord du gouffre. Il faut le sauver.

Chiffres et exemples concrets à l’appui, j’ai identifié dans mes différents articles précédents les sept plaies du rugby français. Il ne tient désormais à nos quatre concurrents à la course à la présidence de la FFR qu’à sauver le rugby du cataclysme.