Qu’est devenue la génération des joueurs de l’équipe de France de rugby des moins de 20 ans en 2014 ?

Par Frédéric Bonnet

Sur une idée de Jean Pierre Elissalde et Patrick Hariscain…tiens deux Basques.

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L’équipe de France des moins de 20 ans qui a fait le grand Chelem en 2014

En 2014, l’équipe de France de rugby des moins de 20 ans gagnait le tournoi des six nations. Deux ans après, quel est le nombre de joueurs français de cette génération qui jouent en top 14 ?

Partie 2

Cette génération dorée, celle des actuels 22-23 ans de notre top 14, j’ai choisi de la nommer la génération Charles Ollivon. Ce joueur formé à St Pée sur Nivelle, puis à     l´Aviron Bayonnais est un des rares internationaux français à ne pas avoir été détecté par la FFR et donc à n’avoir connu aucune sélection chez les jeunes ; avant de passer directement à l’équipe de France de St André. Ce joueur au potentiel physique impressionnant (199 cm pour 115 kg) associé à des qualités techniques remarquables, est très peu utilisé (378 mn) cette année, depuis qu’il a déménagé sur les bords de la rade à Mayol. Comme Virgil Bruni, troisième ligne surdoué du Mourillon, Ollivon peine à trouver sa place au RCT : il faut dire que la concurrence internationale est rude chez les rouges et noirs. 

Cette année, on compte en top 14 soixante cinq joueurs de la génération Ollivon.

Vingt-six seulement, soit 40 %, ont fait partis des équipes de France des moins de 20, 19 ou 18 ans. La grande majorité de la génération Ollivon n’a donc jamais été détecté par la FFR. Parmi eux, en plus de l’emblématique Ollivon, on trouve au RCT Etrillard  (550 mn) et Anetta (100 mn), Le Rochellais Lacroix (1132 mn), les racingmen Gomes Sa (357 mn) et Barba (223 mn), l’agenais Braendlin (160 mn), le Briviste Lebas (187 mn), les grenoblois Jammes (157 mn) et Gelin (104 mn), l’oyoman Maurouard (767 mn), les franciliens Priso (200 mn), Panis (168 mn) et Gabrillagues (240 mn) et le toulousain Aldegheri (676 mn). Les autres joueurs ont tous moins de 100 mn de temps de jeu.

En plus des 10 joueurs jouant en top 14 et figurant sur la feuille de match du dernier match du tournoi des six nations des moins de 20 ans en 2014, on trouve seize joueurs ayant eu au moins une sélection chez les moins de 20, moins de 19 ou moins de 18 ans :

Riva (21 mn), Cazeaux (37 mn) et Tauleigne (481 mn) à l’UBB, Babillot (258 mn) et Vialelle (381 mn) au CO, Vartanov (114 mn), Dussartre (327 mn) et Thomas (79 mn) au Racing, Bastien (0 mn), Fouyssac (600 mn) et Heriteau (320 mn) à Agen, Sanconnie (741 mn) à Brive, Lespiaucq (240 mn) à Pau et Baille (342 mn), Tolofua (484 mn) et Fickou (637 mn).

Le temps de jeu cumulé de la génération Ollivon en top 14 est de 15 058 mn, soit en moyenne 231 mn. ce qui n’est pas si mal. Mais attention, il est très supérieur pour les 26 joueurs passés par les moins de 20 ans : 8707 mn cumulées, soit en moyenne 335 mn, contre 163 mn pour les autres, soit deux fois moins. 

La FFR semble donc bien faire son travail de détection des meilleurs joueurs francais, génération par génération. Même s’il peut lui arriver de rater une perle rare comme Charles Ollivon. Toutefois, peu de joueurs peuvent être à ce jour considérés comme des titulaires indiscutables dans leur club. Enfin, ils ne sont que deux à avoir connu une sélection en équipe de France : Thomas et Camara. Qui viendra les rejoindre ?

 

 

 

9 réflexions sur “Qu’est devenue la génération des joueurs de l’équipe de France de rugby des moins de 20 ans en 2014 ?

  1. Pas mal et intéressent.
    Au final on peut en déduire que la détection n’est pas mal faite. Cependant peut être que le quantitatif de départ est trop léger . Je m’explique, le jour où on aura un bon nombre de joueur oublier comme Olivon par génération, çela voudra surtout dire que le choix par mis les joueurs français est large. Ce qui vu l’embarras de GN, n’est pas le cas.
    Ah la la tous cela semble bien compliqué.

  2. As tu vu le reportage sur les -20 ans de l’année dernière ou Pelous disait que 95% de ces jeunes ne connaîtront jamais l’équipe de France, d’autre ne connaîtront jamais le top14 et que certain ne feront jamais carrière dans le rugby. Ils disait que chez les jeunes, beaucoup avaient atteint leurs limites ou en était très proche. D’ailleurs tu le dis, deux joueur de cette génération ont connu l’EDF. Ce qui confirme les propos de Pelous.

  3. Très intéressant état des lieux, à méditer par ceux qui suivent de près ou de loin le rugby tricolore.
    Vous n’avez pas cité le cas de Stephen Parez (1994), qui a fait partie de toutes les équipes de France moins de 20 ans (et de celle du grand chelem des 6 nations 2014), qui lui a fait le choix d’accepter un contrat de la FFR pour jouer avec France 7 en vue des JO, ce qui est à ce jour un cas unique pour un joueur issu du haut niveau jeunes: pôle espoirs, pôle France… Il a été suivi récemment par Sacha Valleau et Alexandre Gracbling (génération 1996).
    La confrontation avec les joueurs de classe mondiale du circuit sevens à travers le monde et l’optique ultra motivante des JO peuvent aussi permettre de belles perspectives, y compris celle d’un retour vers le XV, cf quantité de joueurs dans l’hémisphère sud…

    1. Ah le rugby a 7……
      Je suis pas encore convaincu du future succès de ce rugby. A voir les stades vides lors des diffèrent tournois, çela me desespere.
      Il faut absolument que l’étape Parisienne soit un succès sous peine de voir ce rugby disparaître après les JO. En tous cas moi j’y serai certainement.
      Par contre certain joueur retourneront au XV et c’est plutôt pas mal. Les qualités physique du 7 sont beaucoup plus importantes que pour le XV donc un retour de bon joueur s’annonce.
      J’aurai une surjection à faire à Frederic bonnet. Est il possible de voir comment çela ce passe dans nos écoles de rugby. Parce que j’ai bien peur que le mal actuel du rugby tricolore comme la.

      1. J’en parle un peu dans la suite de mon article sur le cdf de l’ubb…mais c’est une idée très intéressante.

  4. bonjour à tous ,
    personnellement je pense que le 7 est une très bonne expérience dans la carrière d’un joueur . C’est un jeu exigent physiquement , très créatif et cet aspect là qui m’intéresse . Le jeu à effectif réduit permet au joueur d’avoir une lecture de jeu large et ainsi de pouvoir créer , initier une action .Par contre en rugby à xv on ne voit pas ou plus ces efforts de création ( par le nombre de joueurs ) sinon que par du jeu de relance . Dans le cadre des école de rugby je pense que cela permet aux jeunes quel que soit sont poste , de chercher à créer des actions , faire du jeu en utilisant la « tête » , à savoir ce que les éducateurs lui ont appris sur les courses à adopter , la position de l’adversaire , les choix du côté de jeu, les sur- nombres etc ….
    Bref , que de la création de jeu avec des gestes qui restent encore naturels . C’est la pratique d’un rugby moins pensé au préalable , accessible par beaucoup , et où l’évitement est le maître mot de ce jeu .
    Un bon dosage de jeu à 7 et à 15 chez les jeunes et je suis sûr une excellente recette pour faire un bon joueur moderne .

    1. C ‘est une solution. Ou alors prépondérance du touch rugby en école de rugby. Et introduction progressive du placage, de la mêlée …

  5. Je tiens à vous dire, que Jean-Pierre Ellisalde, n’est pas basque de naissance, mais il est bien rochelais, son père était basque et sa mère bretonne. Amicalement.

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