La formation des jeunes rugbymen français : synthèse des avis et des propositions de plusieurs lecteurs

Par Frédéric Bonnet

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Rugby : les espoirs de l’UBB contre le Stade français

La parution de deux articles sur ce site (« Les clubs de rugby du top 14 font-ils jouer les rugbymen qu’ils forment ? »  publié le 15/11/2015 et « Le nombre de rugbymen recrutés à l’étranger en top 14, pro D2 et fédérale1 » publié le 29/12/2015), a entraîné de nombreuses réactions de passionnés de rugby.

Toutes étaient soucieuses de proposer des solutions à cet épineux problème : comment assurer une place digne de ce nom à nos jeunes rugbymen dans notre championnat de rugby professionnel ? Et donc comment amener à terme ces joueurs à constituer une équipe de France de rugby à nouveau compétitive au plus haut niveau ?

Les constats

Pour David Ortiz, directeur du centre de formation des espoirs de l’UBB, il existe un problème global de maturité de nos jeunes espoirs par rapport aux exigences du haut niveau. Ceci les empêche d’accéder rapidement au monde professionnel. Ce manque de maturité tient d’ailleurs au manque de temps de jeu qu’ils ont au plus haut niveau. Il rejoint en cela à la fois Thierry Dévergie, ancien deuxième ligne international de Nîmes,qui se désole que l’on ne fasse pas plus confiance aux jeunes et rappelle qu’il a débuté sa carrière internationale à 20 ans contre …les All Blacks et le manager de l’ASM Frank Azéma qui constate dans une émission de canal plus (les spécialistes du 17/12/2015) que les joueurs français semblent arriver à maturité vers l’âge de 25 ans tandis que leurs homologues de l’hémisphère sud  éclosent dès 18 ans. Peut-être est-ce due à l’existence de competitions domestiques de très bon niveaux aux cotés de l’épreuve phare le Super Rugby.

Jean Pierre Elissalde, ancien demi de mêlée de La Rochelle, entraineur et consultant à Canal plus, insiste sur le problème du recrutement par les écoles de rugby (particulièrement lors des détections régionales) accès majoritairement sur des critères privilégiant le potentiel physique au détriment des qualités techniques individuelles des jeunes. Pour Benjamin Bagate entraineur des lignes arrières d’Albi, ce problème à propos de la technique individuelle débute dès les moins de 15 ans pour se poursuivre tout au long de la filière de formation, les carences techniques se retrouvant même chez certains pros. Il pointe aussi comme Olivier Nier, manageur de Romans en fédérale 1, que les joueurs recrutés à l’étranger coutent moins chers, à talent équivalent, que les joueurs formés en France.

Pour finir, Thierry Devergie ne veut pas que les espoirs mettent à mal leur cursus d’étude et placent tout leurs espoirs dans une illusoire place dans le monde professionnel. 

Les solutions proposées 

Pour Michel Sauton, ancien demi de mêlée du RCT, il faudrait créer une compétition intermédiaire entre espoirs et top 14, pour que nos jeunes jouent régulièrement et s’aguerrissent contre et avec des adultes. David Ortiz pense d’ailleurs que l’on pourrait partir du championnat espoir actuel, divisé en deux poules, et l’améliorer.

Olivier Nier et Eric Napias, ancien joueur du C A Bègles et entraîneur des moins de 12 ans à Villenenave d’Ornon, proposent de sanctuariser le top 14, voire la pro D2, sorte de vitrine du rugby spectacle, et de réduire le nombre des clubs de cette nouvelle compétition. Celle-ci pourrait être close sans rétrogradation. Parallèlement, les clubs de fédérale seraient fortement incités à privilégier la filière française. Les moins de 23 ans des équipes de France pourraient être sous contrat fédéral et jouer dans ces championnats fédéraux fortement revalorisés. 

Thierry Dévergie rappelle que dans notre sport, un groupe ne crée son histoire que petit à petit, par osmose entre la jeune et l’ancienne génération. A ce sujet, le président de Grenoble, Marc Chérèque en nommant Fabrice Landreau manageur des pros et des espoirs espère que dans les cinq ans la moitié de l’effectif pro soit forméé au club (midi olympique du 31/12/2015). Dans l’émission les spécialiste sur canal plus du 17/12/2015, Frank Azéma prenait l’exemple du passage de témoin effectué cette année entre Jamie Cudmore et Paul Jedresiak

La balle est dans le camp de la cellule technique VI de France mise en place par la FFR et le LNR. Travaillez bien, travaillez juste !

Une réflexion sur “La formation des jeunes rugbymen français : synthèse des avis et des propositions de plusieurs lecteurs

  1. La formation commence dès le plus jeune age !
    On veut former des futurs professionels, éh bien y’a plus qu’a !
    Il faut à la base apprendre aux gamins à courir et rien de mieux qu’un entraineur d’athlètisme pour leur apprendre la course, les appuis et la respiration !
    Ensuite du rugby touché, et on continu, natation pour former le corp et toujours rugby touché !
    Ensuite des passes des passes et toujours des situations de passes de plus en plus rapides , toujours de manière ludique, ce sont des enfants très jeunes, il faut qu’ils s’amusent avant tout !
    Ensuite deuxième ou troisième année, on continu comme la ou les deux premières années en durcissant les excercice, et on y inclu la lutte avec un professionel pour les bases comme prendre une balle et pour ne pas la lâcher, saisir un adversaire, tomber, sauter reçevoir le ballon qui arrive de haut les excercices classique que l’on peut apprendre en école de rugby et rugby à 7!
    Et tous les ans la même chose en intégrant toujours des nouveautés !

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