Thomas Domingo, pilier gauche de l’ASM : une saison à la Rocky Balboa ?

Par Frédéric Bonnet pour l’application RugbyCleek

 

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Thomas Domingo

Interview de Thomas Domingo

Interview de Thomas Domingo, pilier gauche (173 cm pour 106 kg, 36 sélections avec l’équipe de France depuis 2008) des montferrandais est un pur produit de la formation auvergnate. A 29 ans, ce joueur corrézien, formé à Egleton, enchaîne sa dizième saison avec l’ASM en top 14. Une saison exceptionnelle et inédite : après une période hivernale cataclysmique, l’ASM s’est remise en question, a plié mais n’a pas rompu. Une saison à la Rocky balboa pour ravir son deuxième Brennus ?

 

Les débuts : du foot au rugby, d’ Egleton à l’ASM

 Thomas ou « Doming » pour les intimes vient d’une famille de footeux, son grand père était d’ailleurs un joueur de football international en Algérie. Comme beaucoup de jeunes, il est arrivé au rugby pour suivre son grand frère, fabien qui a joué à Aurillac, puis Brive et joue désormais à Tulle en Fédérale 1. De l’école de rugby d’Egletons, dès 6 ans, aux cadets d’Ussel et aux juniors d’Aurillac, Thomas réalisera son rêve d’intégrer le centre de formation de l’ASM en 2003. Trois ans plus tard en 2006, il jouera son premier match en top 14 avec l’ASM.

Dix ans de carrière professionnelle, qui ne lui auront donné l’occasion de rencontrer son frère sur une pelouse que trois fois lors de derbys ASM-Brive : un regret…

L’évolution du rugby et de la mêlée en 10 ans

 Plus de pression, plus de concurrence avec l’afflux massif de joueurs étrangers, et pourtant Thomas Domingo est resté au fil des saisons le titulaire indiscutable au poste de pilier gauche avec l’ASM. Un club de mieux en mieux structuré, où plus rien n’est laissé au hasard, mais qui a su garder ses valeurs, son esprit familial et un public fidèle et chaleureux.

Il se serait bien vu traverser le terrain au poste de trois quart centre, mais ses qualités athlétiques l’ont rapidement amené à prendre le poste de pilier gauche. Un poste qui a énormément évolué en dix ans. En simplifiant et en encadrant de plus en plus la mêlée, afin de dynamiser toujours plus le jeu et le rendre plus spectaculaire, les instances ont privilégié les piliers dynamiques et complets. De nouvelles attentes qui correspondent bien aux qualités de Thomas. A 30 ans, Thomas a un peu la nostalgie des mêlées à l’ancienne, mais son esprit est tourné vers l’avenir.

La saison de l’ASM et les phases finales : une fin de saison à la Rocky ?

 Et l’avenir immédiat de l’ASM, c’est la demi finale contre le Racing 92 vendredi soir à Rennes. Une équipe dense, physique, qui propose beaucoup de combat et possède une excellente défense. L’ASM propose un jeu beaucoup plus complet et surtout un état d’esprit nouveau.

Car c’est la grande nouveauté de l’année : confrontés au cœur de l’hiver à une série stupéfiante d’échecs (non qualification des phases finales de la coupe d’Europe contre l’UBB à domicile ; défaites à domicile contre le RCT, Montpellier et le Racing), les auvergnats se sont remis en question, ont plié mais n’ont pas rompu et se sont relevés en vainqueur au printemps. Une dynamique impressionnante et un esprit de revanche et de gagneurs qui pourrait les rendre inarrêtables, quelque soit l’adversaire.

Les projets d’avenir, l’après rugby

Il aimerait jouer au moins jusqu’à 34 ans, si possible à l’ASM. Avec Aurélien Rougerie, il est une exception du rugby professionnel, qui voit tous les ans tant de joueurs aller d’un club à l’autre, y compris en cours d’année.

Pour autant, il prépare depuis quelques années sa reconversion. Il a créé avec son frère une marque de vêtements et d’équipements sportifs : 416, comme les trois postes de rugby qu’ils ont occupé tous les deux.

Il a aussi ouvert depuis trois ans avec un associé un bar à bières à Clermont, le Delirium café .

 Les réseaux sociaux et le rugby, l’intérêt de rugbycleek

 Comme tous les joueurs de sa génération, Thomas utilise les réseaux sociaux à la fois pour donner des informations sur sa carrière de joueur de rugby et travailler son image, mais aussi pour s’informer au sujet de ses différentes passions : la moto, les Harley Davidsons, le tatouage, la cuisine (une passion familiale) et le rugby, tous les rugbys. Il fait partie des 27 « ambassadeurs » de l’application RugbyCleek créée par le joueur de rugby Julien Serieys.

Bon match à Rennes.

2 réflexions sur “Thomas Domingo, pilier gauche de l’ASM : une saison à la Rocky Balboa ?

  1. Pilier solide , tonique , bon coureur mais qui peut être commence à manquer d’impact sur tous les duels et combats à livrer comme ceux d’ hier au cours de cette demi finale . Les parisiens ont des joueurs de 1 ere ligne (même dans toutes les lignes ,devant comme derrière ) d’une densité physique énorme et ils défendent bien et offrent un combat de tous les instants alors cà devient compliquer de conserver et de pouvoir construire du jeu avec si peu de ballon .Et offensivement ils sont passés maître pour imposer du jeu à zéro ou une passes . Alors un pilier comme Domingo que j’apprécie beaucoup pour ses valeurs humaines et ses qualités de joueurs de ballon , a t’il stratégiquement parlant une place de titulaire permanent à l’ASM ? ( Dans ce contexte de rugby d’affrontement et destructeur qui se joue actuellement en TOP 14 ) .

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