L’UBB, le club de rugby girondin professionnel dont l’histoire reste à inventer

Par frédéric Bonnet pour

 

 

SBUC 1967 En haut : Bidous, Evans, Martin, Apouey, Comte, Lafont, Dubie, Lespes. En bas : Gourmanel, Bie, Rutault, seunes, Care, Ferrer, Maysonave,

 

Un club de Rugby, c’est un stade, un maillot, des symboles, une école de rugby, des joueurs, des éducateurs, des entraineurs, des administrateurs et un président qui se lient et qui communient avec l’ensemble d’une cité et de ses citoyens. L’Union Bordeaux Bègles, l’UBB, n’a que dix ans d’existence. Ce club juvénil fait « enfin » sa crise d’adolescence. L’UBB est née dans la douleur de l’union de deux clubs antagonistes et centenaires. Il a peut être grandi trop vite et sans se préoccuper des deux histoires qui l’ont construit : celle des bordelais du SBUC et celle des bèglais du CAB. Pour aller de l’avant et se projeter vers l’avenir, il faut savoir d’où l’on vient. Il faut donc s’appuyer sur un passé riche et varié et s’ancrer dans la réalité de deux cités à la fois opposées et complémentaires : Bordeaux la belle cité fermée, étudiante et aristocratique et Bègles sa banlieue ouvrière, laborieuse et modeste.

L’histoire du Rugby bordelais

Au commencement, en 1877, fut le Bordeaux athletic club, qui comme son nom l’indique comprenait plus de joueurs anglais que de joueurs français. C’était une société bordelo-anglosaxonne fermée, aristocratique et exclusive.

Il faudra attendre 1881 et la création du Stade girondin, puis 1889 avec la naissance du Stade bordelais pour que le rugby s’implante définitivement à Bordeaux, plus précisément sur le domaine de Sainte-Germaine au Bouscat. Présidé tour à tour par un français et par un britannique, le Stade Bordelais regroupait des amateurs de rugby, mais aussi de courses à pied, de lawn-tennis et de cricket. Le Stade bordelais fut le premier club non parisien à remporter le championnat de France en 1899.

En 1901, le Stade bordelais entreprit une fusion avec les « diables rouges », majoritairement des étudiants en médecine venant de toute l’Aquitaine réunis dans le Bordeaux université club. Ainsi, naquit le Stade bordelais université club ou SBUC, qui était considéré au commencement du championnat de France de Rugby comme une sorte d’académie de ce sport. Il fut six fois champion de France et cinq fois finaliste de 1901 à 1911 et un club de premier plan jusque dans les années 30. De tout temps, les joueurs du SBUC ont été des étudiants provenant des « boutons d’or » de Mont de Marsan, des « montagnards » de Bayonne, des « jasmins » d’Agen, des « coquelicots » de Pau ou des « bleuets » de Périgueux, renforcés par des joueurs anglo-saxons, tel le gallois Owen Roe.

Ce club riche en internationaux végéta un peu jusqu’en 1959, où il obtint le bouclier de Brennus de deuxième division. Il remonta en 1ère division en 1972, puis la quittera à nouveau en 1975 pour la retrouver en 1989, année de son centenaire.

SBUC 1994 en haut : Laporte, Sentenac, Agueb, Fillali, Hairabetian, Combes, Aubertin, Lafon, Delpech Au milieu, Sudre, Bonhur, Deffiet, Techoueyres, Laboual, Cassio, Amina, Tauzin. En bas : Reigt, Armand, x, Gimbert, Dauriac, Moscato

Enfin, souhaitant renouer avec son passé, il redevint le Stade Bordelais en 1997 et retrouva le haut niveau en 2004 en accédant à la PRO D2.

Mérignac 1978: En haut Cantet, Dewewer, Merlaud, Bonnehon, Mazelie, Soubervie, Lafourcade, Leze, Cazeaux, Buret, Trillo, Lemaitre. En bas Mathieu, Tauzin, Garrain, gardera, Alagich, Bauge, Malleret, Cases, Lauga. absents : Duclos, Laussucq, Merling, Puyo et Tilloles.

Parallèlement au développement du SBUC, des étudiants et enseignants « dissidents » créérent en 1903 le Bordeaux étudiant club, le BEC, tandis qu’à Mérignac, banlieue de Bordeaux, naissait le Stade athlétique bordelais, SAB, fusion en 1892 du Stade amical mérignacais et de La Vie au grand air du Médoc ! D’autres clubs virent le jour au début du XX ième siècle dont l’Association sportive des employés des chemins de fer du Midi, ASPOM, le Club athlétique du Bouscat, le Sporting club de Pessac, l’Association sportive de Saint Médard en Jalles ou l’Union sportive lormontaise.

CAB 1976 : En haut : Junca, Dalos, Filet, Geneste.M, Boucherie, Villate, Bernadet, Brouillet, Bompy, Swierczinski,. En bas : Lesbordes, Geneste.B, Crampagne, Berrouet, Pedeutour, Mujica, Stolorz, Jameau.

Mais, le flambeau laché par le SBUC dans les années 30, fut essentiellement repris dans la métropole girondine par son rival de la banlieue rouge à Bègles. Sur les terres basses et marécageuses de Bègles, vivaient les maraichers (en particulier les cultivateurs du radis), les cheminots, les ouvriers des usines d’allumettes et des raffineries de pétrole et les ouvrières des sècheries de morue. C’est en 1907 que les trois frères Loche et Gaston Martin, influencés par le succès du SBUC, fondèrent le Club athlétique de Bègles, le CAB.

CAB 1975 : En haut : Junca, Vinao, Clemente, Bompy, Boucherie, Vilatte, Brouillet, Verswijer, Swierczinski. En bas : Jameau, Lesbordes, Sallenave,.D, sallenave.M, Berrouet, Fabre, Bordessoules, Seguy.

Le CAB, et ses symboles le maillot à damier bleu et blanc et le radis, sont l’âme de la ville modeste et ouvrière de Bègles. Son stade Musard, devenu Moga plus tard, est la cathédrale laïque et le centre névralgique de cette ville composée d’une multitude de maisons basses et de hameaux aux noms pittoresques : Tartifume, la Raze, Birambits, Argous, le Prêche, Peyrelongue, la Castagne…

Bègles 1982. En haut : Golfe, Clerc, Herran, Bernadet, Sicot, Lapadu, Labat, Chlebowski.P, Geneste.M, Moison, Pédemay. En bas : Crampagne, Cazade, Hue, Sirben, Maniaval, Méric, Dupuy, Joandet, Lajus, Lagisquet.

Le CAB, c’est donc à la fois des traditions et un état d’esprit enraciné dans le labeur de la condition ouvrière, mais aussi des étudiants provinciaux débauchés par les frères Moga à la belle ville bourgeoise de Bordeaux. Dans les années 70-80, Trillo de Condom, Boucherie de Belves dans le Périgord, Appriou de Brest, Crampagne de Foix, Dubois du Havre, Gesta-Lavit de Lourdes, Morlaes de Morlaas, Malterre de Nay, Plantey de Salles, Sourillan ou Jameau de Langon, Berrouet de Ciboure, Camblats de Saint Palais jouaient aux cotés des talenco-bèglo-bordelais Bernardet, Brouillet, Swierzinski, Junca, Geneste (les 3 frères), Chlebowski (les 2 frères), Moga, Chaganud, Traissac, Durin, Pédemay, Clerc, Ruaud, Verswijer, Moison, Dupuy, Herran, Lagisquet, Labat ou Joandet.

On trouvait aussi au CAB les « étrangers »: les bouillonnants joueurs natifs d’Oloron Sainte Marie, Vinao et Clemente ou le béarnais Pédeutour. 

Ainsi, les joueurs du CAB n’étaient-ils que très minoritairement originaires de Bègles. Ces rugbymen-étudiants formaient pourtant un tout indissociable, une union indéfectible avec leurs supporters à bérets de « l’Académie de la tribune Garonne ». Il faut dire qu’ils faisaient tous partis de la vie bèglaise et pas seulement les jours de match. On les rencontrait sur la pelouse du stade Musard en allant à la boulangerie et le soir dans les innombrables cafés de Bègles. Le club avait une utilité pour la ville, il créait du lien social et était un prétexte pour que la population se rencontre et vive ensemble. 

CAB 1971 En haut : Junca, Dubois, Moga, Appriou, Boucherie, Semont, Pédemay, Swierczinski. En bas : Malterre, Ruaud, Trillo, Gaillat, Crampagne, Morlaes, Plantey, Durin, Jameau.

La génération des joueurs et des entraineurs bèglais champions de France en 1991 l’avaient compris. Ils avaient eu l’audace de transformer le jeu fait de vitesse, de vivacité et d’enthousiasme de la cavalerie légère du CAB des années 70-80. Sous la houlette de leur entraineur Yves Appriou et des girondins Vergé, Labat, Soulé, Geneste, Téchoueyres, Sicot ou Tauzin, les joueurs venus de Gaillac (Laporte et Moscato), Nice (Simon), Dax (Sallefranque), Saint Etienne (Gimbert), Dijon (Mougeot), Albi (Alibert), Cahors (Courtiols), du PUC (Frentzel), Lons le Saunier (Berthozat), Pau (Moncla) ou Brive (Delage) ont révolutionné le jeu bèglais et sont devenus les héritiers du rugby rude et guerrier des toulonnais du grand RCT.  Ils ont même inventé une phase de jeu jamais recopiée depuis : la célèbre tortue à 14 têtes pilotée par son capitaine Bernard Laporte. Un style de rugby qui revenait aux origines anglo-saxonnes du XIX ème siècle, celui du grand enchevêtrement, du combat collectif porté à son paroxysme.

La tortue bèglaise, championne de France en 1991.

L’Union Bordeaux Bègles aujourd’hui

L’Union Bordeaux Bègles s’est forgée à partir du 10 mars 2006 dès la première poignée de main de M.Lamarque (président du Stade Bordelais) et de M.Moga (coprésident du CABBG). Un mariage de raison, un aller sans retour possible pour les bèglais (le numéro d’immatriculation de l’UBB étant celui du Stade Bordelais) qui étaient descendus en fédérale 1 « grâce » à la DNACG (la police financière de la FFR), tandis que leur rivaux du Bouscat étaient montés en Pro D2 en 2004. L’UBB est donc née dans la douleur, les insultes et les menaces. On retrouve d’ailleurs cette rivalité chez les anciens supporters des deux clubs. La fusion n’est toujours pas digérée à l’intérieur de chaque entité, les nerfs sont encore à vif. Son premier président, M Martini permit à l’Union de passer le cap de la première année. Mais rapidement, l’UBB s’est trouvée un président étranger à ces querelles en la personne de M.Marti, ancien joueur bergeraco-toulousain et chef d’entreprise à l’autre bout de la Garonne. Il a aussitôt remisé au grenier les passés de ses deux clubs fondateurs. La croissance du « bébé » a été fulgurante, passant en dix ans :

  • de la Pro D2 au Top 14 au bout de 5 ans.
  • d’un budget de 3,5  à 24, 2 millions d’euros.
  • d’une affluence annuelle de 55 812 (au stade Moga et à Sainte Germaine) à 308 155 (à Chaban et au Matmut) spectateurs.

L’UBB est devenue en dix ans un enjeu pour Bordeaux Métropole, puisque ses retombées financières pour l’agglomération sont estimées à 94,1 millions d’euros par an. Il a aussi supplanté les Girondins du football dans le coeur du public bordelais si versatile et friand d’événements spectaculaires à la mode.

A son commencement, l’UBB n’avait pas beaucoup d’argent, mais heureusement son président avait des idées. Celle par exemple de recruter des joueurs inconnus, peu onéreux et en devenir à l’autre bout du monde (Avéi, Adams, Clarkin, Purll, Connors ou Chalmers, puis Talebula). Des paris gagnants sportivement et humainement, tant ces joueurs sont rapidement devenus des icônes du club et se sont insérés pour la plupart dans la vie de la cité.  

L’autre idée fut de se doter d’entraineurs capables de donner une identité de jeu forte et singulière à l’UBB. Marc Delpoux, Régis Sonnes et David Etcheto furent les garants du style de jeu de l’UBB et transmirent leur personnalité aux rugbymen que le président leur confia. Tandis, que le Top 14 s’enfonçait dans un style de jeu de rentre-dedans, le club choisit de privilégier un jeu basé sur la vivacité, l’enthousiasme et de vitesse. En somme, il a renoué avec l’état d’esprit du CAB des années 70-80.  

Au fil du temps, le club a perdu Marc Delpoux (parti au PARC) remplacé par Raphael Ibanez, David Etcheto (parti à Bayonne) remplacé par Emile N’Tamack et enfin Régis Sonnes (le seul parti volontairement pour tenter une expérience humaine et sportive en Irlande) remplacé par Jacques Brunel. Même si l’UBB a atteint ces deux dernières années la septième place qualificative pour la coupe d’Europe, tout est donc à réinventer. Cette saison d’ailleurs, l’UBB peine à se trouver une personnalité et semble par moment jouer sans direction précise. Les joueurs paraissent perdus dans un projet de jeu qu’ils ne maitrisent plus.

Comme un symptôme du malaise qui semble régner à l’intérieur de l’UBB, le taux de remplissage du stade de Chaban baisse. Selon les matchs, ils vont de 54,6 % (contre le LOU), 59 % (contre le MHR), 66 % (contre le Racing) et à 74 % (contre Bayonne ) par exemple. Pourtant, le prix des places est un des moins cher du Top 14. La délocalisation au stade Matmut pour affronter le champion de France en titre, le Racing, ou l’ASM ont aussi été des échecs.

Le nouveau public de spectateurs capté par l’UBB siffle en permanence les arbitres et les adversaires sans comprendre pourquoi.  Il est même allé jusqu’à siffler son chouchou adoré Baptiste Serin lors du match contre Pau et l’équipe toute entière dernièrement contre Castres.

Dans le même temps, le public d’habitués, de connaisseurs et d’aficionados du rugby n’a plus le droit d’accéder en semaine au stade Moga (qui est pourtant un lieu public qui appartient à la mairie de Bègles et donc à tous les citoyens) et aux entrainements des joueurs de l’UBB. Il est parqué une fois par semaine au fin fond de la tribune Garonne. Il n’y a plus aucun lien direct entre le club et son public.

C’est à la fois préjudiciable pour le public, mais encore plus pour les joueurs. Savent-ils pourquoi et pour qui ils jouent et combattent ? Pour l’argent, pour leur famille, pour leurs copains, pour l’équipe, pour leur entraineur, pour leur président ? Peut-être. Mais, certainement pas pour des gens concrêts, pas pour des citoyens de Bègles ou de Bordeaux, pas pour une histoire longue et riche, pas pour une tradition longue comme l’est celle du rugby. Il n’y a plus ce petit plus qui fait qu’une équipe se transcende collectivement. Les clubs du Top 14 sont tellement proches désormais, que c’est ce supplément d’âme qui fait la différence entre les six premières places du classement et le reste du peloton. 

Les joueurs vont et viennent y compris en cours d’année. Il ne fallait pas trop s’attacher à Beauxis qui est parti du jour au lendemain au LOU, l’année dernière l’international Kepu nous avait fait le coup de partir avant la fin de saison. Le départ de Madaule pour Toulouse est annoncé dès le mois de février, Madigan veut s’enfuir etc. Qu’est devenu l’attachement des joueurs à un club, un maillot ou même à des camarades de combat. Il n’est plus question que de plans de carrières individuels, de marketing et de droit à l’image avec des sponsors avides de stars éphémères.

Cette saison, l’UBB a fait jouer 39 joueurs. Quinze (38 %) ont été recrutés à l’étranger, la plupart font figure de titulaire. Parmi les joueurs formés en France et régulièrement titulaires, seul Baptiste Serin a joué en Crabos pour l’école de rugby de Bègles. D’autres joueurs ont fait parti du centre de formation de l’UBB, mais ils ont été formé ailleurs : Tauleigne à Bourgoin, Lonca à Hendaye, Cazeaux à Dax, Aliouat au MHR, Ducuing à l’USAP, Poirot à Brive, Doubrère à Auch et Cros à Tarbes.

L’UBB n’est pas le seul club dans cette situation. Le RCT se coupe peu à peu de Toulon, l’amitié indéfectible qui liait les copains du Stade français a disparu, le Racing sombre dans les affaires… D’ailleurs, chaque club doit s’inventer un sens en fonction de sa réalité budgétaire, culturelle, sociale et sportive. Mais, il y du boulot tant une équipe de rugby est devenue une somme d’individus aux salaires et aux interêts si divergents.

Une Union Bordeaux Bègles à réinventer

Le président de l’UBB et son équipe doivent dons sans cesse réinventer l’image, l’identité et le sens de leur club. Ils sont arrivés au bout d’un cycle et doivent trouver une idée ou des idées directrices.

Pourquoi ne pas s’appuyer sur les forces du club : Sa jeunesse si brillante et l’histoire de ses deux entités fondatrices : le Stade Bordelais et le CAB(BG).

Puiser dans la richesse de sa jeunesse (de son centre de formation à toutes les écoles de rugby du comité Côte d’Argent)

Les entraineurs du centre de formation de l’UBB ont mis en place sous la férule de David Ortiz, directeur du centre de formation de l’UBB, un jeu de mouvement riche et intelligent. Leur projet de jeu les a emmenés à être champion de France espoir (poule Elite) l’année dernière. Ils ont su créer une équipe soudée avec une majorité de joueurs issus de la communauté urbaine de Bordeaux et de la région Aquitaine et moins d’une dizaine de jeunes joueurs étrangers, qui apportent, outre leur talent, la richesse de leur culture. Ils se sont appuyés aussi sur le vivier de joueurs formés et éduqués dès la pré-filière du collège (en quatrième) de Victor Louis à Talence et de son pôle espoir dirigé par messieurs Manta et Antonin.

Au lieu de prêter ses meilleurs jeunes à des clubs de Pro D2 ou de fédérale 1, l’UBB devrait les intégrer progressivement dans l’équipe première. 

1 Païva (formé à Floirac, 183 cm 125 kg, parti à Carcassonne) 2 Chambord (formé au CAB, 177 cm 104 kg, parti au BO) 3 Civil (formé à Gujan Mestras, 183 cm 113 kg, parti à Carcassonne) 4 Lainault (formé à Tours 196 cm 110 kg, parti à Carcassonne) 5 Castinel (formé au Stade bordelais, 197 cm 109 kg) 6 Brute de Remur (formé au CAB, 180 cm 105 kg) 7 Lespinasse (formé à Montauban, 193 cm 105 kg, parti à Bayonne) 8 Tauleigne (formé à Bourgoin Jallieu, 191 cm 113 kg) 9 Doubrère (formé à Auch, 172 cm 80 kg) 10 Chalmers (formé en Ecosse, 177 cm 82 kg) 11 Blanc (formé à Pessac, 182 cm 92 kg, parti à Albi) 12 Riva (formé à Auch, 185 cm 92 kg, parti à S-Angoulème) 13 Lebraud (formé à Périgueux, 183 cm 88 kg) 14 Tuwaï (formé aux îles Fidji, 182 cm 93 kg) 15 Pilati (formé à Metz, 178 cm 87 kg).

Remplaçants : Vermont (formé au Bouscat 190 cm 122 kg), Feltrin (formé à Ste Foy la grande, 180 cm 110 kg, parti à Albi), Durango (formé à Madrid, 182 cm 114 kg, parti au PARC), Requet (formé à l’ACBD XV, 198 cm 114 kg), Kamimika (formé aux îles Fidji, 188 cm 98 kg), Nicolas (formé à St Médard en Jalles, 169 cm 76 kg, parti à Rouen), Perrier (formé au CAB, 184 cm 86 kg, parti au SBAR) et Laforgue (formé au CAB, 182 cm 80 kg, parti …)

Sans compter l’ensemble des joueurs qui ont participé à l’aventure, en commençant par leur valeureux capitaine, blessé jusqu’à la fin de saison :

Bouet (formé au Bouscat, 206 cm 113 kg, parti à Langon), Hernandez (formé au CAB, 180 cm 112 kg, parti à St Médard en Jalles), Dominici (formé à Blaye, 185 cm 130 kg), Tabadze (formé en Georgie, 185 cm 113 kg), Cazeaux (formé à Dax, 198 cm 117 kg), O’Flyn (formé à Castillon la bataille, 196 cm 97 kg, parti à S.Angoulème), Wrampling (formé en NZ, 194 cm 109 kg), Perron (formé à Nantes, 195 cm 100 kg), Grelier (formé à Parentis, 194 cm 87 kg), Tastet (formé à Langon, 191 cm 118 kg), Delblancu (formé au CAB, 180 cm 90 kg), Durand (formé en Bretagne, 190 cm 84 kg, parti au SBAR), Dubos (formé à Mérignac, 172 cm 86 kg), Jimenez (formé à Cestas, 181 cm 95 kg, parti au SBAR), Waqaliva (formé aux îles Fidji, 191 cm 99 kg), Minguillon (formé à Salles, 177 cm 87 kg, parti à Langon) et Clin (formé à Cadaujac, 178 cm 72 kg).

Le club pourra aussi bientôt s’appuyer sur ses Crabos 2016, entrainés par M.Zenoni, M.Salles et M.Sallenave, dont beaucoup sont déjà internationaux.

1 Guiet 2 Lamothe  3 Magal 4 Lobjoit  5 Tastet  6 Bienes 7 Grangier 8 Batangken 9 Gimbert 10 Jalibert  11 Barraud 12 Desaubies 13 Walraff 14 Ayuso 15 Gardeil et les remplaçants : Lenotre, Lavialle, Vergé, Piot, Prévot, Nardin.

Pour encadrer cette jeunesse si prometteuse, rappeler des joueurs formés au club et partis sous d’autres cieux : Méret, Lagarde, Machenaud, Fall, Gérondeau, Marie par exemple.

S’approprier l’histoire de ses deux clubs fondateurs et redevenir un acteur de la cité

Les seules traces du passé de l’UBB sont visibles sur l’écusson du club : les damiers de Bègles et le lion du Stade Bordelais.

En se retournant enfin sur « ses passés », sur ses fondations, le club trouvera une identité propre. S’appuyer sur les héros du passé des deux clubs, sur leurs histoires, et plus largement sur la singularité du rugby bordelais et plus globalement du comité Côte d’Argent. S’ancrer dans la cité de Bègles, de Bordeaux et des alentours en exportant les entrainements sur d’autres stades et en ouvrant grandes les portes du stade Moga.

Renouer les liens entre les joueurs et leurs supporters sans passer par des évènements artificiels et trop organisés, baigner ces joueurs dans la culture des cités pour lesquelles ils jouent, les amener dans les écoles primaires, au collège et au lycée pour promouvoir notre sport.

Bref, ramener les rugbymen dans la cité, en faire des citoyens, pas des superstars inaccessibles et uniquement visibles sur les réseaux sociaux. Ils seront d’autant plus respectés, qu’ils seront connus de tous, ils seront d’autant meilleurs qu’ils sauront pour qui ils jouent.

Car le rugby est une expérience humaine collective et un prétexte pour rassembler les gens autour d’un projet commun. Pas pour les divertir bêtement ou flatter leurs instincts les plus bas. 

6 réflexions sur “L’UBB, le club de rugby girondin professionnel dont l’histoire reste à inventer

  1. très bel article! qui retrace avec précision l’évolution des structures du rugby bordelais et ses origines populaires et bourgeoises. Le mélange des cultures sociales et géographiques et les richesses qu’ il recèle est une leçon qui devrait nous éclairer dans les grands troubles que nous vivons actuellement. Le CA Bèglais reste pour moi un club de référence tant j’ai en mémoire ce qu’il était dans la décennie 65/75(champion de France en 68/69). Je me souviens que mes camarades de jeu d’Angoulême alors bien plus âgés que moi (j’avais tout juste 18 ans) appelaient le stade de Bègles (on disait alors « le terrain »), l’ouche à Musard en raison de la qualité très moyenne de sa pelouse. Une « ouche » en charentais est un pré où l’on parque momentanément les vaches.

  2. Trés sympa de se rememorer l’histoire du rugby sur la place de Bordeaux et de Bégles . Des noms oubliés ressurgissent avec les périodes que l’on a connu pour y avoir pratiquer aussi . L’histoire du club est riche et variée par des anecdotes, mais surtout et principalement grace aux personnes qui ont cotoyé le Club . Ces hommes de talents , joueurs ou/et dirigeants , tous hommes de convictions , aux qualités humaines reconnues , ont su porter haut toutes les valeurs que véhicule et doit véhiculer le rugby .
    Maintenant depuis une bonne décénie le rugby professionnel et le rugby amateur sont en décalage perpétuel à tel point qu’un fossé énorme s’est creusé . Le probléme majeur vient du fait que ce jeu rugby pratiqué actuellement est devenu en priorité un affrontement féroce de joueurs standardisés aux physiques hors normes . Le paradoxe est que dans le cadre de l’apprentissage du Rugby chez les jeunes enfants ce même jeu pratiqué est souvent reproduit dans les écoles de rugby « pour faire comme les grands » . Et ainsi l’on passe à côté , voire trés loin d’une formation beaucoup plus compléte dans la reflexion et l’analyse du jeu , qui permet à tous les enfants , quelque leurs différences ( tailles et qualités physiologiques…) de pouvoir pratiquer un jeu qui se doit d’être encore ludique . Le jeu de rugby c’est pour tout le monde . On aura bien le temps de ré-orienter la pratique par la suite mais avec les bases acquises d’une formation individuelle et collective compléte .
    En ce qui concerne l’UBB , je regrette cette derniére decision de peu voir plus ouvrir les entrainements au public en sachant que même les informations publié sur le site sont faites seulement le dimanche voire même le lundi pour la dite semaine , donc trés compliqué et difficile de programmer une venue sur Musard qui plus est lorsque l’on est pas du coin ……
    D’ailleurs cette semaine j’avais programmé sur notre planning d’activités de notre ALSH ( centre de loisirs) une sortie pour assister à l’entraînement des Pros , mardi matin avec un groupe d’enfants mais malheureusement j’ai dû me résoudre à annuler cette sortie car le seul jour ouvert au public est passé au vendredi mais je ne pouvais plus beneficier du transport qui m’était accordé mardi .
    Bref c’est dommage pour les enfants qui viennent voir « les idoles , des pro de l’UBB » , pour les supporters de l’UBB afin de ne pas les perdre , puis pour les « anciens Béglais » les voisins de Musard qui passent le matin , aprés leurs petites courses quotidiennes pour prendre les dernieres nouvelles .
    Mais aussi je pense que cela peut être préjudiciable pour l’image du club qui se coupe de ce public de connaisseurs , fidéles dont elle a tout de même fort besoin et qui supportent toutes les catégories du club : des jeunes de l’Ecole de Rugby en passant par les Espoirs et les Pros .
    Cette promixité supporters / Pro est une formidable reconnaissance inter-générationnelle qu’il faut préserver trés réguliérement .

  3. Très bel article : Merci.
    A la fois pour les rappels historiques du rugby de l’actuelle UBB,
    Mais aussi, et peut être surtout, pour la 2ème partie de l’article ; et la problématique du devenir des jeunes joueurs issus des centres de formation, qui, même s’ils sont champions, peinent à intégrer des clubs prof…

  4. L’histoire est belle et la vérité historique aurait mérité une mention ou un petit clin d’oeil à l’adresse du CFM HOURTIN…

  5. Le SBUC des grandes années d’avant-guerre a vu passer de nombreux Britaniques, à commencer par son président emblématique J.S.Schaerer, son coach William Priest que la fédé tenta de bannir, ou sur le terrain l’international gallois (1 selection…) William Morgan aka Billy Bordeaux, mais pas le gallois Owen Roe que vous évoquez qui, lui, faisait les belles heures de l’Aviron Bayonnais 🙂

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