CAC 14 recherche N°3 et N°8 désespérément

Les barrages du CAC 14 illustrent de manière caricaturale les errements du jeu de Rugby professionnel français. Le grand marché pseudo régulé des joueurs de rugby fait deux victimes principales: les piliers droits et les troisièmes lignes centres. Sauf exception, Tauleigne, Picamoles ou Slimani par exemple, un joueur formé en France n’a quasi aucune chance d’être titulaire dans son équipe à ces deux postes. Au bout du chemin ovale, c’est le XV de France qui, encore une fois, en pâtit.

Le rugby français aussi est en état d’urgence !

Le rugby pro a été privatisé et n’est plus un bien public. Il appartient désormais à des chefs d’entreprises et aux médias qui l’utilisent pour gagner de l’argent en le rentabilisant à outrance. Ces grands despotes, leurs commerciaux et leurs lois de la finance, ont volé les clubs, leurs infrastructures, leurs supporters, les maillots et les joueurs au peuple de l’Ovalie. Ils les ont acheté à bas prix pour en faire leurs choses et s’en servir à des desseins qui n’ont rien à voir avec l’essence même de notre sport. À qui l’ont-ils volé ? À nous toutes et tous, qui avons été éduqués grâce à ce sport. Pourquoi l’ont-ils volé : pour s’enrichir directement ou indirectement. Seuls les cyniques peuvent se réjouir de la lente dégradation du rugby français. Il était un fait social culturel, il se transforme en spectacle qui joue avec la santé de ses acteurs, les rugbymen.